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Déchets nucléaires : ce qui se prépare 500 m sous terre près de Bure

Laboratoire souterrain Cigéo

Les premiers travaux de creusement des puits pour concevoir le Laboratoire souterrain de l'Andra ont débuté en 2000. (©MD)

Parmi les différents déchets radioactifs, dont deux tiers sont issus de l’industrie électronucléaire (les autres provenant des hôpitaux, des laboratoires, des centres de recherche ou encore des autres industries), ceux dits de « haute activité » (HA) et de « moyenne activité à vie longue » (MA-VL) requièrent une attention particulière. En 2006, il a été inscrit dans la loi française que le stockage géologique en profondeur constituait la meilleure solution pour gérer ces déchets « ultimes » pour lequel plus aucun usage industriel n’est possible.

C’est près de Bure, à la frontière entre la Meuse et la Haute-Marne, que ce stockage doit avoir lieu à partir de 2025 dans le cadre du projet Cigéo. L’Andra (Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs) est en charge de ce projet et effectue depuis plusieurs années des tests au sein d’un « laboratoire souterrain », à près de 500 m de profondeur et à proximité du futur site de stockage.

Il est prévu que ledit site accueille l’ensemble des déchets radioactifs HA et MA-VL générés par le parc nucléaire français (en incluant les déchets de l’EPR de Flamanville et de l’installation ITER). Près d’un tiers des déchets HA (3 200 m3 sur les 10 000 m3 qui seront stockés à terminaison) et plus de 60% des déchets MA-VL (44 000 m3 sur 72 000 m3 à terminaison) avaient d’ores et déjà été produits à fin 2013. Ils sont actuellement entreposés en surface dans les installations d’Areva La Hague et sur le site du CEA de Marcoule.

Cigéo vise à confiner la radioactivité de ces déchets pendant un million d’années. Ce stockage doit être « réversible » durant sa phase de remplissage (au moins un siècle) afin qu’une autre solution puisse être envisagée par les générations futures, par exemple en cas de rupture technologique. Le confinement de la radioactivité de ces déchets sera assuré par trois barrières : le colis contenant les déchets, l’ouvrage dans lequel il sera placé et la couche géologique.

Présentation en images des travaux en cours dans le « Laboratoire souterrain » où des tests sont effectués sur la couche argileuse à 490 m de profondeur (1).  

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Sources / Notes
  1. Cette couche est âgée de 160 millions d’années.

Site de l’Andra