Une solution transitoire après l’expiration de l’ancien accord

Le ministre turc de l’Énergie, Alparslan Bayraktar, a indiqué sur X que le texte avait été signé à Ankara à l’issue d’une réunion avec le ministre irakien du Pétrole, Bassem Mohammed Khudair. La décision intervient quelques jours après une visite en Turquie du Premier ministre irakien Ali al-Zaïdi.

L’accord porte sur l’oléoduc Kirkouk-Ceyhan, qui permet d’acheminer du pétrole brut irakien depuis le nord de l’Irak jusqu’au terminal maritime turc de Ceyhan, sur la Méditerranée. Le précédent cadre bilatéral, en vigueur de longue date, avait expiré lundi 27 juillet.

Une capacité réservée de 750 000 barils par jour

Ali al-Zaïdi a salué sur X une « étape stratégique importante » prévoyant « une capacité d’exportation minimale de 750.000 barils par jour ». Alparslan Bayraktar a présenté le dispositif comme un arrangement de transit mis en place pendant que les deux capitales négocient un nouvel accord de long terme.

Le ministre turc a précisé que l’arrangement couvrait une capacité quotidienne de 750 000 barils. Selon l’agence Anadolu, il avait indiqué le 14 juillet que les flux alors observés sur cette route étaient de l’ordre de 180 000 à 200 000 barils par jour, soit nettement en dessous de la capacité demandée par Bagdad.

Un axe d’exportation ancien vers la Méditerranée

L’oléoduc Kirkouk-Ceyhan dispose d’une capacité maximale d’environ 1,5 million de barils par jour, même si les volumes transportés ces dernières années sont restés très inférieurs à ce niveau. Le terminal de Ceyhan constitue l’un des principaux débouchés méditerranéens pour les cargaisons pétrolières régionales.

Selon le ministère turc de l’Énergie, la première conduite du système Irak-Turquie, longue de 986 km sur le tronçon mentionné par Ankara, est entrée en service en 1976 et le premier chargement de tanker a eu lieu le 25 mai 1977. Une seconde conduite parallèle, achevée en 1987, a porté la capacité annuelle déclarée par le ministère à 70,9 millions de tonnes.

Des discussions élargies au pétrole, à l’électricité et à l’eau

Ali al-Zaïdi a indiqué que les entreprises irakiennes et turques commenceraient la mise en œuvre de l’accord. Les deux gouvernements doivent poursuivre en parallèle leurs travaux en vue d’un accord-cadre plus large couvrant le pétrole, l’électricité et les ressources en eau.

La présidence turque de la communication avait annoncé que la visite officielle d’Ali al-Zaïdi du 28 juillet 2026 devait porter sur la sécurité, le commerce, l’énergie, les transports et la gestion de l’eau. Alparslan Bayraktar avait aussi déclaré mi-juillet que la Turquie proposait d’étendre l’axe de transport vers le pôle pétrolier de Bassora, avec une capacité potentielle de 2,5 millions de barils par jour et la possibilité d’un gazoduc parallèle.