Trois navires marchands visés cette semaine
Selon l’armée américaine, trois tirs de missiles ont été effectués cette semaine contre des pétroliers soupçonnés de tenter d’exporter du pétrole iranien malgré le blocus imposé par Washington. Deux navires étaient immatriculés dans les îles Palaos et un troisième en Guinée‑Bissau, a‑t‑elle indiqué.
Lundi 8 juin 2026, les secours omanais ont héliporté 24 marins indiens depuis le Marivex, atteint au large d’Oman par un tir américain. Mercredi 10 juin, des avions de la marine américaine ont frappé le Setebello, battant le même pavillon, avec 24 ressortissants indiens à bord ; trois d’entre eux ont été déclarés morts jeudi 11 juin.
Jeudi 11 juin, le Commandement central américain (Centcom) a confirmé avoir ouvert le feu sur le Jalveer, pétrolier immatriculé en Guinée‑Bissau, qui comptait vingt membres d’équipage de nationalité indienne. Aucun blessé n’a été recensé à bord de ce navire, selon les autorités américaines.
Démarches et messages de New Delhi
Le ministre indien des Affaires étrangères, Subrahmanyam Jaishankar, a indiqué avoir appelé le secrétaire d’État américain Marco Rubio à ce sujet. « J’ai parlé au secrétaire d’État américain ce soir », a‑t‑il écrit sur X, avant d’ajouter : « J’ai réitéré la vive protestation de l’Inde face aux attaques menées par la marine américaine dans le Golfe, qui ont coûté la vie à trois marins indiens. De telles actions meurtrières contre la navigation marchande ne sont pas justifiées ».
Le chargé d’affaires américain à New Delhi a été convoqué deux fois cette semaine, a‑t‑on appris de source gouvernementale indienne. Le ministère indien des Affaires étrangères a diffusé sur les réseaux sociaux une vidéo montrant l’arrivée de ce diplomate dans ses locaux, tandis que le porte‑parole de la diplomatie indienne, Randhir Jaiswal, déclarait jeudi : « Ces attaques doivent cesser ».
Zone de tension à l’entrée du détroit d’Ormuz
Le sultanat d’Oman se situe à l’entrée du détroit d’Ormuz, corridor maritime stratégique entre le golfe Persique et la mer d’Arabie. Selon la dépêche, le trafic y est quasiment paralysé depuis le déclenchement, fin février, du conflit opposant les États‑Unis et Israël à l’Iran.
Près d’un cinquième des livraisons mondiales de pétrole et de gaz empruntent habituellement ce passage. Les frappes signalées cette semaine autour d’Oman interviennent dans ce contexte de fortes tensions et ont conduit l’Inde à multiplier les démarches diplomatiques formelles auprès de Washington.