Chute des prix

Jeudi, le prix moyen national de l’essence ordinaire s’établissait à 3,999 dollars le gallon (3,8 litres), selon les relevés de l'association automobile américaine (AAA). Le diesel, carburant clé pour le fret routier et l’agriculture, s’affiche également en baisse à 5,13 dollars le gallon en moyenne contre 5,63 dollars un mois plus tôt. Cette détente intervient alors que la flambée des carburants avait contribué à porter l’inflation globale à un plus haut niveau depuis trois ans, un enjeu politique sensible à l’approche des élections de mi‑mandat.

La décrue est attribuée par les acteurs du marché à la perspective, puis à la signature le 17 juin, d’un accord américano‑iranien. Le conflit au Moyen‑Orient et l’entrave du détroit d’Ormuz avaient tendu l’approvisionnement en pétrole et produits raffinés, renchérissant les prix à la pompe aux États‑Unis. Mi‑juin, les cours du brut ont reculé à un plus bas depuis plus de trois mois, le Brent se traitant autour de 84 dollars par baril le 14 juin. Ce mouvement allège le coût des intrants pour les raffineurs, avec un effet de transmission progressif sur les prix au détail de l’essence.

Une situation des États-Unis a priori « privilégiée »

Les États‑Unis demeurent le premier producteur mondial de pétrole. En 2025, la production américaine de brut a atteint un record annuel de 13,6 millions de barils par jour, selon l’Energy Information Administration (EIA). Ce socle d’offre, conjugué à une fiscalité sur les carburants plus faible qu’en Europe, contribue à des prix à la pompe généralement inférieurs à ceux pratiqués sur le Vieux Continent.

Les niveaux récents restent toutefois influencés par les cours mondiaux et par les marges de raffinage, ainsi que par les écarts régionaux de logistique et de spécifications de carburants. En mai, la moyenne nationale a culminé aux environs de 4,56 dollars le gallon, d’après l’AAA.