Le secrétaire général de la CGT, Philippe Martinez, a regretté mercredi que le gouvernement soit défavorable à une baisse des taxes, notamment sur le carburant, pour limiter l'impact du conflit en Ukraine, pointant un ministre de l'Économie qui reste "droit dans ses bottes".
Le numéro un de la CGT s'exprimait sur RMC au lendemain d'une réunion des partenaires sociaux à Matignon consacrée au futur "plan de résilience" pour les entreprises touchées par le conflit en Ukraine, qui doit être présenté la semaine prochaine. Interrogé sur les propositions de son syndicat, il a évoqué "deux choses majeures: premièrement ne pas évacuer les problèmes qui existaient avant la guerre en Ukraine" et en particulier la question du pouvoir d'achat, qui "reste un vrai sujet".
"Puis baisser les taxes, notamment sur le carburant", a-t-il ajouté, tout en indiquant que le ministre de l'Économie, Bruno Le Maire, avait "assez violemment" confirmé mardi qu'il ne toucherait pas à ces taxes, restant "droit dans ses bottes". "C'est un paradoxe parce qu'on nous annonce des baisses d'impôt dans tous les sens et sur l'impôt le plus injuste comme la TVA, qui pénalise tout le monde et surtout les petits salaires, on refuse de la baisser", a-t-il ajouté.
M. Martinez a plaidé pour des mesures d'accompagnement pour des secteurs très impactés comme l'agriculture ou l'industrie, avec pour les salariés de ces secteurs le retour de dispositifs mis en place pendant la crise sanitaire comme le chômage partiel.
Interrogé sur les aides qui pourraient être apportées aux salariés qui doivent se déplacer pour aller travailler et sont affectés par la hausse des prix des carburants, il a estimé que "le patronat peut augmenter la prime transport" ou plaidé pour "revoir la politique des transports en commun". Mais, a-t-il regretté, "hier c'était pour nous écouter, c'est un peu comme d'habitude : on vous écoute et puis on fera ce qu'on aura décidé".
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