« Bouclier tarifaire » : l'Assemblée nationale adopte un dispositif pour dédommager les fournisseurs de gaz

  • AFP
  • parue le

L'Assemblée nationale a adopté en toute fin de soirée vendredi un dispositif pour dédommager les fournisseurs de gaz après l'instauration du "bouclier tarifaire" visant à limiter la flambée des prix de l'énergie pour les ménages.

L'amendement gouvernemental prévoit un mécanisme de rattrapage, à partir de juillet 2022, afin de compenser les pertes que s'apprêtent à subir les fournisseurs à cause du gel des prix. Avec si nécessaire une possibilité de compensation par le budget de l'État.

Les petits fournisseurs "de moins de 300 000 abonnés" pourront en outre bénéficier d'un acompte avant le 28 février 2022.

Le Premier ministre Jean Castex avait annoncé le 30 septembre le blocage du prix du gaz pour environ cinq millions d'abonnés (dont trois millions au tarif réglementé) face à la hausse constante ces derniers mois. Le 21 octobre, il avait ajouté que le prix du gaz serait gelé "tout le long de l'année 2022", et pas seulement jusqu'en avril comme indiqué initialement. Le gouvernement a promis un "accompagnement" aux fournisseurs inquiets, alors que certains menacent d'engager des "contentieux" contre l'État.

À droite, le député LR Julien Aubert s'est indigné de l'examen tardif de cet "amendement à 1,2 milliard d'euros", peu avant minuit dans l'hémicycle.

Commentaires

daphné

Les fournisseurs bénéficient déjà de l'ARENH. Au nom des lois du marché et de la concurrence on a saucissonné EDF. Maintenant que l'état veut aider les moins nantis ,les actionnaires des fournisseurs réclament leur part de compensation comme un dû!. Quels députés avons-nous à l'Assemblée? Si leurs factures sont trop élévées , au nom des lois de la concurrence laissons les consommateurs changer de fournisseurs! Cette augmentation des prix de l'énergie est d'ordre spéculatif !Face à la ruée des investissements dans les énergies renouvelables en 2020 les gros tanks de l'or noir agissent pour sauver leurs meubles et relancer l'exploitation des schistes et des hydrocarbures sous-marins profonds. Et la COP26 n'y peut rien!

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