Un négoce pétrolier encore porté par les prix
Dans un point d'activité publié mardi 14 juillet, le groupe britannique estime que le résultat de son négoce de pétrole devrait ressortir « légèrement supérieur » à celui du premier trimestre. Les résultats complets du deuxième trimestre doivent être publiés le 4 août 2026.
BP précise que le Brent a atteint en moyenne 103,85 dollars par baril au deuxième trimestre 2026, contre 81,13 dollars au premier trimestre, selon son communiqué de marché. Cette hausse a renforcé l'effet positif attendu des prix réalisés dans les activités de production pétrolière.
Le groupe anticipe, pour son segment pétrole et production, un effet positif de 1,8 à 2,1 milliards de dollars par rapport au trimestre précédent au titre des prix réalisés. Dans les produits, les marges de raffinage réalisées devraient contribuer positivement à hauteur de 1,2 à 1,4 milliard de dollars.
La production amont recule avec la maintenance et les perturbations
La production amont déclarée est attendue entre 2,17 et 2,22 millions de barils équivalent pétrole par jour au deuxième trimestre, contre 2,339 millions au premier trimestre, selon BP. Le groupe attribue ce recul à des opérations de maintenance saisonnières, principalement aux États-Unis, et aux perturbations liées au conflit au Moyen-Orient.
Dans le détail, BP prévoit une production de 1,42 à 1,45 million de barils équivalent pétrole par jour dans le pétrole et la production, après 1,541 million au premier trimestre. Le segment gaz et énergies bas carbone est attendu entre 750 000 et 770 000 barils équivalent pétrole par jour, contre 798 000 sur les trois premiers mois de l'année.
Le débit de raffinage devrait aussi diminuer, à 1,445 à 1,475 million de barils par jour, contre 1,527 million au premier trimestre. BP cite un niveau plus élevé d'arrêts planifiés et des volumes plus faibles à Whiting après un événement tiers survenu en avril, désormais résolu selon le groupe.
Des dépréciations dans les activités de transition
Les comptes trimestriels devraient intégrer environ 1,0 milliard de dollars de charges de dépréciation après impôt. BP les rattache principalement aux activités de transition au sein du segment gaz et énergies bas carbone, tout en précisant que ces éléments sont exclus du bénéfice sous-jacent au coût de remplacement.
Le groupe avait déjà publié au premier trimestre un bénéfice sous-jacent au coût de remplacement de 3,2 milliards de dollars, porté notamment par le négoce pétrolier et le raffinage. BP mène parallèlement un recentrage sur les hydrocarbures après l'échec de son virage vers les activités vertes, dans un contexte de fortes tensions récentes au sein de sa direction.
La dette nette est attendue entre 22 et 23 milliards de dollars à fin juin 2026, contre 25,3 milliards à la fin du premier trimestre. BP indique que cette baisse tient notamment au remboursement de 2,9 milliards de dollars d'obligations hybrides perpétuelles en juin et au paiement de 1,1 milliard de dollars lié à des passifs de règlement aux États-Unis.
Le marché reste attentif au conflit avec l'Iran
Les cours du brut, qui avaient reflué après une trêve au Moyen-Orient, se sont repris ces derniers jours. Le baril de Brent est remonté mardi à 85 dollars pour la première fois depuis plus d'un mois, après une nouvelle salve de frappes américaines contre l'Iran.
L'action BP gagnait plus de 3 % mardi matin à la Bourse de Londres. Victoria Scholar, analyste chez interactive investor, estime qu'« il semble que l'incertitude au Moyen-Orient soit appelée à durer, au moins pour l'instant » et que le maintien de prix élevés soutient à court terme le cours du titre et les bénéfices du groupe.
La même analyste souligne toutefois que les perspectives de BP restent « très vulnérables à l'évolution du conflit avec l'Iran, sur laquelle il n'a aucun contrôle ». Le groupe indique que ses données du 14 juillet constituent des estimations soumises à la finalisation des processus de reporting financier avant la publication du 4 août 2026.