Le groupe parapétrolier français CGG creuse ses pertes sur 9 mois mais salue une stabilisation du marché

  • AFP
  • parue le

Le groupe parapétrolier français CGG a creusé ses pertes sur les neuf premiers mois de l'année, sur fond de baisse des cours du brut causée par la pandémie de Covid-19, mais a salué jeudi une stabilisation du marché au troisième trimestre.

Sa perte nette a atteint 340 millions de dollars à fin septembre, contre une perte de 94 millions sur la même période de 2019, a indiqué le spécialiste des géosciences. Le chiffre d'affaires a pour sa part reculé de 28% à 669 millions de dollars

Les cours du pétrole avaient chuté avec le début de la pandémie de Covid-19, qui a mis quasiment à l'arrêt certaines activités comme le transport aérien. Certains pays avaient aussi tardé à ajuster leur production pétrolière, aggravant la crise.

Les compagnies pétrolières ont rapidement réagi en taillant dans leurs dépenses et en abandonnant ou en revoyant à la baisse leurs projets, ce qui a mis les entreprises de services pétroliers sous pression. Les cours du brut se sont depuis quelque peu repris, se stabilisant à des niveaux bas. Le baril de Brent de la mer du Nord vaut près de 40 dollars actuellement.

"Les marchés de CGG se sont stabilisés au troisième trimestre avec une reprise des activités de la part des grands indépendants et des compagnies nationales principalement dans leurs régions prioritaires", a commenté la directrice générale de CGG, Sophie Zurquiyah, citée dans un communiqué.

CGG met en avant ses résultats du troisième trimestre comparés avec ceux du deuxième, plutôt qu'avec le troisième trimestre de 2019. Certains indicateurs financiers apparaissent ainsi en amélioration de manière séquentielle. "Nos actions de réductions de coûts sont en place et notre Ebitda (excédent brut d'exploitation) ajusté est en progression", souligne ainsi Sophie Zurquiyah.

Le troisième trimestre a en outre été marqué par 41 millions de dollars de charges exceptionnelles liées au plan d'économie adopté face à la situation difficile. Ces dépenses sont liées au départ de salariés ou à des dépréciations. Enfin, CGG annonce la suspension des discussions avec le norvégien Shearwater sur la création d'une coentreprise d'équipement de streamer marine (des équipements de recherche sismique) "en raison du ralentissement de l'industrie pétrolière et gazière".

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