"Il reste du travail à faire" pour mettre au point un chèque carburants pour compenser la hausse des prix à la pompe, a indiqué lundi le ministre de l'Economie Bruno Le Maire, ajoutant qu'il préférait l'option d'un chèque à une baisse de taxes.
L'enjeu est "surtout (de) savoir que ça puisse arriver le plus rapidement possible vers les Français" qui en ont besoin, a-t-il expliqué sur la radio Europe 1. M. Le Maire s'est en tout état de cause dit "davantage favorable" à la création d'un chèque carburant, sur le modèle du chèque énergie, qu'à une baisse des taxes sur le gazole et l'essence.
Une baisse de taxe est "injuste" parce qu'elle ne ciblerait pas les ménages qui en ont le plus besoin et "ça coûte très cher", car une baisse d'un centime, peu perceptible, représente "un demi milliard d'euros" en moins dans les caisses de l'État. Par ailleurs, "c'est une subvention à des carburants fossiles, précisément ce qu'on veut éviter" dans la stratégie de lutte contre le réchauffement climatique, a encore affirmé M. Le Maire.
Le gouvernement a annoncé à plusieurs reprises qu'il réfléchissait à la mise en place d'un dispositif pour faire face à la flambée des prix des carburants. "Il y aura une action de court terme", a affirmé vendredi Emmanuel Macron.
La ministre de la Transition écologique Barbara Pompili a demandé pour sa part la semaine dernière aux distributeurs "de faire un geste en cette période difficile en réduisant leurs marges" pour soulager le porte-monnaie des Français.
Les centres E.Leclerc ont annoncé lundi qu'ils vendraient jusqu'au 30 octobre le carburant à prix coûtant dans toutes leurs stations-service, hors stations d'autoroute. "Nous faisons l'effort maximum que la loi nous autorise à faire. Nous n'avons actuellement pas le droit de revendre à perte", a déclaré dans un communiqué Michel-Edouard Leclerc, président du comité stratégique des centres E.Leclerc.
Le gouvernement a déjà mis en place le mois dernier, avec versement prévu en décembre, un chèque énergie exceptionnel de 100 euros pour les près de 6 millions de ménages bénéficiant déjà de ce dispositif (le coût sera donc de 600 millions d'euros). Par ailleurs, le plafonnement de la hausse des prix de l'électricité prévue en février coûtera à l'État 5 milliards d'euros.
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