Le groupe d'ingénierie helvético-suédois ABB a annoncé mercredi la démission inattendue de son directeur général Ulrich Spiesshofer, avec effet immédiat, précisant que l'intérim sera assuré par le président, Peter Voser, en l'attente de la nomination d'un successeur.
La recherche d'un nouveau patron a officiellement été lancée, le groupe zurichois expliquant dans un communiqué qu'Ulrich Spiesshofer et le conseil d'administration avaient mutuellement convenu de son retrait à la tête du groupe, sans préciser les raisons de sa décision.
Sous sa houlette, "ABB a été transformé en un leader technologique mondial focalisé sur les industries numériques", a déclaré le président, cité dans le communiqué, soulignant qu'il avait repositionné l'entreprise et créé "une dynamique de croissance à travers toutes les activités".
De nationalité allemande, M. Spiesshofer, 55 ans, avait repris la barre en 2013 et avait rapidement lancé une grande réorganisation de l'entreprise. Il avait dès son arrivée aux commandes expliqué vouloir élaguer les différentes divisions du groupe, actif aussi bien dans les équipements électriques que dans la fabrication de robots industriels ou les équipements ferroviaires, pour le recentrer sur les segments les plus rentables dans un contexte difficile pour le secteur. Les activités de câbles à haute tension avaient ainsi été cédées au danois NKT.
Il avait également tenu tête au fonds activiste suédois Cevian Capital, qui le poussait à se séparer de ses activités de réseaux électriques ou à les introduire en Bourse. Mi-décembre l'an passé, ABB avait fait volte-face et convenu de les vendre de manière échelonnée à son japonais Hitachi, avec lequel il travaillait déjà depuis quatre ans.
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