Les autorités saoudiennes n'ont pas immédiatement communiqué

Les causes de l'incendie n'étaient pas établies dans l'immédiat. Aucune communication officielle saoudienne n'avait encore précisé, samedi, l'origine du sinistre, son ampleur, d'éventuels dégâts matériels ou un impact sur les opérations du groupe pétrolier.

L'installation concernée appartient à Aramco, entreprise centrale de l'économie saoudienne et l'un des premiers groupes mondiaux par capitalisation boursière. L'État saoudien en demeure l'actionnaire majoritaire direct, avec 81,48 % du capital au 31 décembre 2025, selon le rapport annuel 2025 d'Aramco publié en mars 2026.

Le groupe a produit 10,7 millions de barils par jour de liquides en 2025 et disposait d'une capacité maximale durable de 12,0 millions de barils par jour, selon le même rapport annuel. Ces volumes expliquent la sensibilité particulière des infrastructures d'Aramco dans l'équilibre du marché pétrolier mondial.

Les Houthis ont revendiqué plusieurs attaques récentes

Les circonstances restent floues, mais Aramco a été visée ces dernières semaines par les Houthis du Yémen, alliés de l'Iran. Le mouvement combat le gouvernement yéménite reconnu par la communauté internationale, soutenu militairement par Ryad.

En septembre, les Houthis ont affirmé avoir frappé des « sites sensibles » dans la capitale saoudienne et des installations d'Aramco à Yanbu. Cette ville portuaire de la mer Rouge est présentée comme le principal terminal pétrolier du royaume.

En août, le mouvement avait aussi revendiqué des tirs contre un aéroport et une installation d'Aramco dans la région de Najran, dans le sud de l'Arabie saoudite, près de la frontière yéménite. La coalition dirigée par Ryad a par ailleurs déclaré le 1er octobre qu'une attaque du 29 septembre contre une station de distribution électrique à Médine avait mis hors service un transformateur, sans effet sur le réseau électrique.

La reprise du conflit yéménite étend les risques en mer Rouge

Les combats entre les forces gouvernementales yéménites et les Houthis ont repris en juillet après plusieurs années d'accalmie. Les Houthis, qui contrôlent une large partie du Yémen, ont renforcé leur emprise sur le littoral de la mer Rouge et imposé un blocus maritime visant la flotte saoudienne.

Cette extension des hostilités accroît l'exposition des infrastructures énergétiques saoudiennes, terrestres et portuaires. Elle touche aussi un espace maritime stratégique pour les exportations de brut, à proximité des routes qui relient le golfe Arabo-Persique, la mer Rouge et les marchés européens ou asiatiques.

Le Yémen reste plongé dans une guerre civile depuis plus de dix ans. Le pays figure parmi les plus pauvres du monde, tandis que la fragmentation politique et militaire y entretient des fronts intérieurs et des attaques transfrontalières.

Des explosions signalées à Sanaa

De fortes détonations ont été entendues samedi à Sanaa, capitale yéménite contrôlée par les Houthis. Un média lié au mouvement a fait état de frappes saoudiennes visant la ville.

Aucun bilan n'a été communiqué dans l'immédiat pour ces explosions à Sanaa. Les informations disponibles ne permettaient pas non plus d'établir un lien entre ces frappes rapportées au Yémen et l'incendie observé sur l'installation d'Aramco au sud de Ryad.