EDF enquête sur un éventuel défaut de fabrication concernant des composants de réacteurs nucléaires

  • AFP
  • parue le

Des composants de réacteurs nucléaires fournis par Framatome pourraient n'avoir pas été fabriqués correctement, a annoncé mardi EDF, qui enquête pour connaître l'ampleur de ce nouveau problème pour l'industrie française.

Dans un communiqué, l'électricien explique que les procédures prévues n'ont pas été respectées lors d'opérations réalisées "sur certaines soudures de générateurs de vapeur". Les générateurs de vapeur sont d'énormes pièces qui servent d'échangeur thermique entre l'eau du circuit primaire et l'eau du circuit secondaire qui se transforme en vapeur et alimente la turbine produisant l'électricité dans une centrale nucléaire.

Cet éventuel défaut de fabrication concerne des matériels en service ainsi que des matériels neufs qui ne sont pas encore en service ou installés sur un site, précise le communiqué. EDF n'a pas détaillé à ce stade quels sites étaient affectés. Mais cela ne concerne pas l'ensemble de son parc de 58 réacteurs, car l'électricien ne se fournit pas exclusivement auprès de Framatome pour ses générateurs de vapeur. Certains proviennent aussi de l'américain Westinghouse ou du japonais Mitsubishi Heavy Industries (MHI).

Interrogée par l'AFP, l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN), qui n'a été prévenue du problème que lundi soir tard, a fait état de son côté d'une "vingtaine de générateurs de vapeur fabriqués par Framatome à partir de 2008 qui sont potentiellement concernés". EDF indique mener avec Framatome "des analyses approfondies pour recenser les matériels et les réacteurs concernés et en confirmer l'aptitude au service".

"Les experts de Framatome étudient la portée et les détails techniques avec EDF. Ces examens prennent du temps, mais nous nous engageons à être transparents et fournirons des informations supplémentaires lorsque disponibles", a indiqué une porte-parole de Framatome. Dans l'immédiat, l'action EDF chutait de près de 7% mardi en début d'après-midi à la Bourse de Paris.

Scandale au Creusot

Dans le détail, EDF indique dans son communiqué que Framatome l'a informé d'un "écart" entre ses procédures et le "référentiel technique de fabrication de composants de réacteurs nucléaires". Le référentiel en question (dit "RCC-M") n'est pas propre à EDF. C'est un standard technique de fabrication pour l'ensemble de l'industrie nucléaire, a précisé un porte-parole du groupe.

Dans le cas présent, il s'agit du "non-respect de plages de températures sur certaines zones, lors d'opérations manufacturières dites de traitement thermique de détensionnement, réalisées sur certaines soudures de générateurs de vapeur". Après avoir informé lundi l'ASN de ses premières analyses, EDF assure qu'il publiera des informations complémentaires "au fur et à mesure des caractérisations en cours".

Framatome est l'ancienne branche réacteurs du groupe Areva. A la suite de la réorganisation de la filière sous l'égide de l'État, l'entreprise est passée sous le contrôle d'EDF (75,5%), aux côtés de Mitsubishi Heavy Industries (19,5%) et Assystem (5%).

Les équipements lourds comme les générateurs de vapeur sont assemblés dans son usine de Saint-Marcel (Saône-et-Loire). Elle se situe non loin de l'usine Framatome Creusot Forge, marquée par un scandale causé par des irrégularités dans la fabrication de composants nucléaires. Certaines pouvaient s'apparenter selon l'ASN à des falsifications.

Les difficultés de l'industrie nucléaire française sont aussi illustrées par les déboires du chantier du réacteur EPR de Flamanville (Manche), dont la mise en service sera encore retardée d'au moins trois ans à la suite de problèmes de soudures. Deux EPR sont toutefois déjà entrés en service commercial à Taishan en Chine, dont l'un le week-end dernier, preuve que cette technologie fonctionne selon la direction d'EDF.

Commentaires

rochain

Le nucléaire reste un problème en lui-même car trop de puissance concentrée rend l'ensemble fragile à la merci du moindre défaut susceptible de prendre des proportions catastrophiques.
Il faut répartir les puissances et non les concentrer, car des contraintes énormes à la hauteur des puissances concentrées suivent en cascade (poids des conducteurs, dimensions des pylônes des lignes d'acheminement, et nombre de ces pylônes, éloignement et concentrations des sites de productions aux multiples sites d'utilisations….
Cette voie est catastrophique sans parler des risques qu'elle fait courir comme l'expérience l'a prouvé.

HOUDBINE

La concentration des moyens de production autour de grosses centrales pour alimenter une clientèle diffuse peut paraître un problème. Alors, « small is beautiful ! ». Voire.
C’est en effet oublié un peu vite les avantages de la concentration des sites de production engagée dès les débuts du XXème siècle : économies d’échelle, recours aux ressources primaires les plus favorables (hydraulique, charbon) éloignées des grandes villes. C’est aussi la possibilité de réduire les puissances nécessaires pour couvrir les besoins potentiels cumulés des consommateurs (somme des puissances souscrites).
Sauf à limiter les besoins des clients, la suppression des grands réseaux électriques et la multiplication des ENR autour de chaque ville ou village, au pire de chaque hameau ou habitation, conduirait à multiplier les moyens de production, à hauteur de la somme des puissances souscrites ; en première approximation, il faudrait multiplier par 3 la puissance de production française. Il faudrait aussi se priver des recours aux capacités de production distantes, en cas de perte de capacité de production locale.
Le système électrique intégré est un moyen très performant. Il a permis, au moindre coût, de réduire le montant des investissements de production et de garantir la continuité de la fourniture d’électricité, en quantité et en qualité. Il n’est que de constater comment l’Allemagne, équipée de 120 GW d’ENR, s’interroge sur les conditions de la suppression de ces dernières unités de production nucléaire (9,5 GW), prévue en 2022 et de l’arrêt de ses centrales à lignite et à charbon, demandé avec vigueur par les grünens. Rappelons qu’en 2018, les 105 GW d’ENR intermittentes ( 30000 éoliennes et des km2 de panneaux photovoltaïques) ont produit, de façon indifférente aux variations des besoins des consommateurs, moins de 160 TWh alors qu’avec 11 fois de puissance installée, le nucléaire produisait 75 TWh, répartis tout au long de l’année ! Considérant les fluctuations de production aléatoires de ses EnRi, l’Allemagne, pionnier de la transition, fait pression sur ses voisins pour qu’ils augmentent leurs capacités d’absorption de ses excès de production occasionnels et ceux de compensation des pannes de vent et de soleil. Sauf que ces alternances son très souvent communes à la part la plus importante des 43 pays d’Europe interconnectés. (Ex. récent concret : lundi 9 septembre 2019, la capacité de production des ENRi allemande était de 8 GW/147 GW en milieu de journée. Comme souvent cet été, la France exportait vers l’Allemagne de 2000 à 5000 MW ; améliorant significativement au passage les émissions carbone du secteur électrique allemand.
Mais revenons sur les avantages du système électrique intégré. Il a aussi permis en France d’assurer la distribution d’électricité de la quasi-totalité de tous les foyers français dès la fin des années 1950 et il a facilité la péréquation tarifaire entre tous les territoires.
Si l’on devait remplacer ce système intégré par des moyens diffus non connectés, il faudrait soit accepter de se priver d’électricité, en l’absence de vent et de soleil, ou mettre en place des moyens de production supplétifs tels les batteries électrochimiques. C’est aujourd’hui le rôle dévolu aux centrales conventionnelles ; nucléaires en France, à lignite et à charbon en Allemagne. Ce qui explique les atermoiements français pour réduire à 50% la part nucléaire du mix électrique, la multiplication des débats en Allemagne pour savoir comment sortir de l’impasse dans laquelle les a engagé l’Energiewende. Outre les coûts astronomiques de ces transformations, que dire des coûts écologiques des nouveaux moyens à mettre en place (béton armé des éoliennes, multiplication des batteries sans rapport avec les moyens de production actuels, recours massifs aux métaux rares ou précieux, difficile à extraire, à recycler ou à traiter en déchets.
Le nucléaire, toujours dénoncé comme morbide et mortifère, a certes compté trois graves accidents. Deux d’entre eux, Three Mile Island en 1979, Fukushima, en 2011 n’ont fait aucun mort. TMI n’a pas dispersé de produits radioactifs par rejets incontrôlés. Fukushima n’a eu aucune incidence mortifère (les 25000 décès comptés a posteriori ont résulté du tsunami). Quant à l’accident de Tchernobyl, en 1986, résultat de fautes d’exploitation et d’erreurs de conception, il a émis dix fois plus de produits radioactifs que celui de Fukushima. Et là encore, ses conséquences mortelles sont à relativiser : moins d’une cinquantaine de morts aujourd’hui recensés par l’OMS. C’est certes très regrettable mais quelle industrie aussi performante (200 Mt de CO2 évitées chaque année en France), peut compter moins de conséquences sanitaires ? Combien de nos contemporains sont-ils prêts à revenir aux moulins à vent ? Vous peut-être ; moi pas.

rochain

Je n'oublie rien du tout, mais vous passez aux extrêmes comme si la production d'électricité était condamnée à se centraliser en un seul point (la limite des avantages de la concentration) ou à s'atomiser en pure autoconsommation. La réalité des nouveaux moyens de production d'énergie électrique se développera selon le modèle déjà appliqué dans d'autres domaines et qui se généralisera au XXI em siècle. Cette nouvelle philosophie a permis la chute des coûts d'une façon drastique dans tous les milieux qu’elle a impacté. Cela fonctionne dans tous les domaines.
Au début du siècle précédent dans les usines, on trouvait un énorme moteur, d'abord diesel puis électrique et une distribution de l'énergie vers les machines-outils à l'aide de trains de courroies et de poulies d'entrainement, puis les plus petits moteurs individuels ont remplacés cette machinerie centralisée. Dans l'informatique d'entreprise, on disposait d'un important ordinateur servi par des spécialistes et qui faisaient différentes sortes de travaux pour des services très différents de l'entreprise, puis les mini-ordinateurs sont arrivés et les services se sont eux-mêmes équipés de leur moyens de traitement de l'information, puis à l'étape suivante ce sont chaque collaborateur qui se sont trouvés équipés d'un micro-ordinateur. Ce qui n'a pas empêcher de relier tous ces micros ordinateurs au mini du service et/ou au gros "mainframe" de l'entreprise charger de la centralisation. D’ailleurs, aujourd’hui ces mainframes qui existent toujours ne sont plus construit de la même façon que leurs ancêtres, ils sont eux-mêmes des fédérations de microprocesseurs travaillant en parallèle chacun sur une partie du problème à traiter qui a été lui-même atomisé pour pouvoir être ainsi résolu.
Chez vous-même, rappelez-vous il y avait un téléphone unique dans la maison et chaque membre de la famille y accédait lorsqu'il était disponible avec quelques règles de priorité, et aussi de restrictions. A l'époque téléphoner de Paris à Lyon coutait cher, maintenant chacun a son smartphone et téléphoner à Los Angeles ne coute plus rien, ce qui n'empêche pas d'exploiter des ressources centralisées à travers la hiérarchie des réseaux. Par exemple, chez moi personne n'a d'imprimante laser individuel, et je suis même le seul à disposer en plus de l'imprimante laser monochrome du réseau d'une imprimante couleur à aiguille que mon épouse, mes enfants et petits-enfants en visite peuvent aussi utiliser à travers le réseau via mon PC sur lequel elle est connectée. Et tous à travers le réseau dont la boxe est le serveur principal nous accédons à des millions de sites situés n’importe où sur la planète.
De la même façon, l'énergie grâce aux ENR diffus sera produite plus proche de l'utilisateur avec une hiérarchie de ressources. Chaque source d'énergie sera aussi une source d'information caractérisant sa disponibilité. La loi de distribution sera «le plus proche fourni le demandeur» ce qui présente deux avantages conséquents, diminution des pertes de charges liées au transport, faible puissance entre un point fournisseur et un point consommateur donc des lignes pouvant être enterrées. Et au plus proche ce sera éventuellement l'autoconsommation, puis les fournisseurs ENR le plus proche relier au transformateur de la ville/quartier. Les fournisseurs ENR étant relier entre eux chacun tourné vers sa zone de diffusion et vers un ou plusieurs autres fournisseurs. Ceux en déficit de production par rapport à la demande de la somme des utilisateurs de leur zone de diffusion relaieront les ressources des autres fournisseurs qui leur sont connectés vers leur propre zone de diffusion jouant seulement le rôle d'entremetteur. Avec des zones de diffusion bien équilibrées en moyenne en regard de la capacité de production du fournisseur « local » les recours aux fournisseurs interconnectés voisins ne sera qu’occasionnel et pour des appels de faible puissance additionnelles. C'est ainsi que fonctionnent les réseaux de données par transmission de paquets, comme Internet, cherchant le chemin disponible sur la toile pour transmettre le message. Au XXI em siècle la finesse de l'information remplacera la "bestialité" de la distribution pyramidale. On ne divisera plus une énorme puissance venant que quelques 20 points du territoire, d'ailleurs tous voisins les uns des autres car situés sur le même cheminement de quelques fleuves, en flux moins puissants pour continuer vers quelques directions des grands centres urbains, où se produiront de nouvelles divisions de cette puissance jusqu'à atteindre des dispatcheurs de quartier selon une chaine THT-HT-MT-BT. Les sites de production, fermes solaires ou parc éolien, limités en puissance n’échangeront que sur distances courtes avec les utilisateurs de leur zone de diffusion en BT, et sur distances un peu plus importantes en MT entre eux et leurs homologues les plus proches. Dans tous les cas ces faibles puissances, comparées aux productions des centrales nucléaires permettront d’enterrer les lignes et les 200 000 pylônes dont les plus importants, et d’autant plus laids qu’ils sont important, portant les lignes longues distances disparaitront du paysage.
Je vous invite à abandonner la vision passéiste de la génération centralisée et du transport pyramidal d’électricité au profit de la vision moderne de la production rapprochée des lieux de consommation. Bien sûr, chaque novation bouscule les absolus, où plutôt ce que l’on croyait être des absolus. C’est une constante de l’histoire, ce que l’on a est ce qu’il y a de mieux, chaque génération se croit au sommet du progrès dans ce qu’elle sait faire et trouve tous les arguments pour le justifier. Des montagnes de problèmes surgissent rendant à l’évidence la novation impossible, et une fois qu’elle est installée plus personne ne se souvient l’avoir combattue avec des arguments contre ses impossibilités qui n’avaient finalement que l’avantage de justifier notre opposition. Si vous saviez combien l’ampoule à incandescence pouvait paraitre complexe et donc sans avenir face à la simplicité de la chandelle…

micaub

Ce dernier commentaire, s'il est intéressant de par son ampleur, souffre malheureusement d'une cruel reconnaissance d'un défaut propre à la majeure partie des EnR : son intermittence. Vouloir ne construire que des moyens locaux potentiellement transportables à moyenne distance, ça peut paraître bien. Mais grande nouvelle : quand il fait nuit à Brest, il y'a de forte chance qu'il fasse nuit à La Rochelle également... Et l'on ne décide pas de la présence de vent, de jour comme de nuit.
Cette solution ne tiendrait que pour une production qui serait pilotable, ce qui n'est pas le cas des sources que vous préconisait... Il n'y aurait alors que 2 solutions : trouver un moyen de stockage pérenne (désolé, mais à mon humble avis, les batteries de part la pollution générée et le besoin de ressource, ce n'est pas la panacée) ou le bridage de la consommation. Et ce sans compter toute la pollution générée par la production de ces nouveaux moyens de productions (en prenant en compte l'intégralité du cycle, une centrale éolienne émet 3 fois plus de CO2 qu'une centrale nucléaire par kWh produit, tout en étant intermittente)...
Si on reprend le parallèle à votre réseau, je crains qu'il ne soit malheureusement pas adéquat non plus. Vous prenez l'exemple du portable qui est probant, c'est vrai. Mais vous dites vous même qu'il y'a une plus value par rapport à un téléphone qui était solitaire et disponible en un seul point. Quel serait l'intérêt pour le consommateur de décentraliser la production ? Au contraire, il y aurait de nouveaux inconvénients.
Pour l'imprimante, pareil. Vous prenez l'exemple de votre famille avec une seule imprimante locale. Eh bien je vais vous donner le mien. Depuis plus de 15 ans, j'avais toujours une imprimante chez moi. Coût de l'imprimante et renouvellement des cartouches sachant que je m'en sert que quand j'en ai besoin (et c'est rare de devoir imprimer quelque chose dont on a besoin immédiatement). Lorsque la dernière m'a lâché, j'ai décidé de ne pas renouveler. Depuis, je passe soit par un imprimeur local, soit je demande l'autorisation à mon chef d'imprimer quelques papiers locaux. Mon budget a évidemment chuté, tout en ayant des impressions de bien meilleure qualité. Et c'est nettement plus écologique puisque je m'affranchis d'une imprimante personnelle somme toute très polluante au regard de l'usage que j'en avais.
Si le local a bien des bienfaits d'un point de vue alimentaire, je crains que d'un point de vue électrique (surtout par intermittence), ce soit loin, très loin d'être une bonne solution toute seule, aussi bien d'un point de vue disponibilité qu'écologie...

Dominique Loui…

Il faut s en tenir aux faits et pas aux opinions
La technologie du parc installé a démontré en 40 ans sa conformité aux objectifs économiques et techniques définis à l origine . la sûreté liée à la technologie et à la gouvernance dans la filière a démontré sa robustesse sur 58 réacteurs sur cette période
Fukushima est d abord la consequence d un tsunami dont la puissance n avait pas été envisagé à la construction et c est la perte de toute alimentation électrique qui a enclenché une catastrophe . Aujourd’hui la 3ème génération de réacteurs comme l EPR intégre toute l expérience acquise depuis 50 ans dans le monde et bien au-delà et représente un progrès considérable sur la prise en compte d agressions extérieures.
Taishan montre qu il est possible de construire un réacteur avec un niveau de sûreté encore supérieur et la puissance n est pas un risque supplémentaire

micaub

C'est faux à plus d'un point...
Tout d'abord, vous comparez un prix de vente de 2 choses incomparables. Les 110€/MWh d'HP sont un contrat afin d'avoir un retour sur investissement au regard d'un investissement considérable. La production coûte bien moins (on sera plutôt sur du 50€/MWh ou 60€/MWh). Le tout pour une centrale répondant aux normes les plus drastiques, et avec des contraintes : l'énergie doit être produite constamment.
Et vous comparez ça avec une centrale intermittente qui n'a aucune obligation de rendement (la nuit, elle produira 0, point) sans aucune garantie sur les panneaux (au regard du coût, il est certains qu'ils sont produits en Chine, rendant leur empreinte écologique plus importante). Mettez les mêmes contraintes au PV qu'au nucléaire (des panneaux produits avec plus de rigueur, moins d'empreinte et localement) et demander leur de produire autant qu'une centrale et en tout temps (donc obligation de multiplier le parc et de faire appel à des moyens de stockage), et là vous pourrez comparer les coûts.

rochain

Vos deux messages n’apportent strictement rien au débat si ce n’est souligner que vous croyez que vos contradicteurs ignorent des faits incontestables que par ailleurs vous n’avez pas bien compris vous-même. Comme tous ceux qui survolent les problèmes en les écartant de faon manichéennes vous qualifiez les ENR, ce qui d’ailleurs est loin d’être le cas de tous « d’intermittents », ce qu’aucun d’entre eux n’est réellement. En revanche on peut en qualifier certains de « variables », qu’il s’agisse de l’éolien ou du solaire.
Vous parlez comme bon nombre d’opposants aux sources variables du problème du stockage. Juger de l’impossibilité de recourir aux sources variables au prétexte que vous supposez que le stockage d’énergie est impossible à grande échelle sans même préciser les paramètres principaux de ce problème, Combien et sur quelle durée, invalide totalement votre opinion. Or ce paramètres sont aujourd’hui connus sachant les défauts de production qu’il faudrait compenser en adéquation avec l’heure du cycle diurne et les variantes hebdomadaires et mensuelles. Les paramètres de l’autre côté de l’équation sont parfaitement connus de façon précise et sans surprise possible pour certains et de façon statistique pour les autres.
De plus vous semblez ne connaitre que le stockage électrochimique soulignant par-là votre ignorance dans le domaine du stockage de l’énergie, jusqu’à méconnaitre celui qui est utilisé chaque nuit pour limiter le gaspillage des productions nucléaires nocturne et inutiles 9 mois par an avec le chauffage de l’eau sanitaire de nuit, alors qu’on l’utilise de jour, dans des millions de foyers. Sachez que certaines ENR comme le Solaire thermique à concentration par exemple assure son propre stockage. Vous ignorez manifestement que l’énergie marémotrice ne nécessite qu’un stockage limité à quelques minutes toutes les 6 heures lors des inversions du marnage, que l’énergie houlienne n’en nécessite aucun, de même le solaire thermique à accumulation. Vous ignorez par ailleurs les capacités existantes des stockages gravitationnels constituées par les retenues hydraulique qui outre leur rôle de générateur peuvent aussi avoir pour certaines un rôle de stockage massif permis par le rétroturbinage sur le nom de STEP. Vous ignorez également les stockages gravitationnels mécaniques dont les constructions à flanc de montagne offrent la possibilité de stocker plusieurs fois durant n’importe quel délai le faible besoin que nous avons. Bref, relativement au stockage vous ignorez tout, du besoin en terme de capacité autant qu’en terme de durée, jusqu’aux nombreuses possibilités actuelles pour certaines et que l’on peut développer en fonction du besoin pour celles à créer.
Vous semblez encore ignorer que les PPV ont besoin de lumière et pas uniquement de la radiation directe de la source, ce qui corrobore votre ignorance de la notion de variabilité de la production. Ces proportions de productions en fonction de la transparence atmosphérique se mesurent et j’ai moi-même un excellent instrument pour cela avec la production affichée en permanence d’une grande surface de PPV (parking du Géant Casino de Narbonne) avec prise d’image corrélée à la variation de production. Enfin, un des avantages souvent oublié des ENR éolien et PPV est la répartition géographique qui bénéficie des microclimats locaux et d’autant plus différents qu’ils sont géographiquement éloignés. Par ailleurs, sur le long terme les fluctuations des sources éoliennes et solaires se compensent presque exactement ce qui annule pratiquement le besoin de sources compensatoires sur la période saisonnière comme on peut le voir en superposant les deux courbes de production ici :
https://www.connaissancedesenergies.org/electricite-etat-des-lieux-sur-…

Par ailleurs, vous semblez ignorer que le besoin énergétique est essentiellement lui-même variable , selon votre vocabulaire vous pourriez même écrire que l’activité économique est intermittente et forte consommatrice en journée et presque nulle la nuit, en adéquation avec l’activité solaire, ce qui permet déjà à nombre d’entreprise (par exemple le supermarché Casino dont je vous vantais la production, qui est excédentaire et revendue à EDF en partie) d’être en autoconsommation lors de leurs heures d’ouverture.
Sur le dernier point vous faites une double erreur fondamentale, les 110 € du MWh de l’EPR et bien, hélas celui à rapprocher des 54 € au MWh du nucléaire amorti des anciennes centrales, lesquelles doivent être entièrement rénovée pour poursuivre leur activité au de-là de la durée d’origine et dont le coût du carénage devra lui aussi être amorti sur la durée de la poursuite d’activité, ce qui l’amènera à un coût du MWh voisin de celui de l’EPR. Vous pouvez consulter les différents rapports de la cour des comptes qui sont sans équivoque. Votre deuxième erreur est le refus d’accepter la comparaison avec le prix du MWh PPV des fermes les plus récentes car il s’agit bien d’un MWh utile et non a stocker car comme dit précédemment, le besoin d’énergie est essentiellement diurne corrélé à l’activité économique. Aujourd’hui la revente à EDF n’intéresse pratiquement plus les producteurs de source PPV depuis que la loi restrictive n’autorisant pas la revente d’électricité entre particuliers a été levée. Je suis moi-même coactionnaire (petitement) dans trois entreprises productrices dont une ferme solaire PPV sur le site de l’ancienne mine de Carmaux dans le Tarn, et deux autres dont un petit barrage permettant d’exploiter une chute dans les Pyrénées Orientales, la St Hydro-électrique de la Lentilla à Prades, et une entreprise de méthanisation, Metha-Sauville à Signy-l’Abbaye 08460. Pour la première, nous revendons dans un marché de gré à gré notre production selon les termes de contrats dont les premiers signés il y a déjà deux ans à trois entreprise d’une ZAC voisine en transitant pour quelques centaines de mètres par le réseau RTE seul habilité au transport. Les horaires de ces petites entreprises de mécanique s’accordant des heures de production de notre ferme dont nous sommes en train d’accroitre la surface et de l’équiper d’un système de stockage électrochimique qui nous permettra d’écrêter la surproduction des heures sur ensoleillées en prolongeant la production le soir pour la période d’hiver ce qui permettra à nos clients de s’affranchir de l’EDF lorsque le Soleil se couche avant la fermeture de ces entreprises.
Vous montrez surtout que vous êtes exclusivement soucieux de nier l’avènement des nouvelles formes d’énergie sans même avoir des arguments qui tiennent un peu la route. En vérité, vous luttez contre votre propre intérêt de consommateur pour défendre un combat qui n’est pas le vôtre mais celui de la corporation du nucléaire. Enfin, vous pourriez vous demander comment vont faire les autres pays dont aucun n’approche de près ou de loin une part aussi importante que nous dans cette source d’énergie, sachant que sa part dans le mixe des autres pays ne dépasse jamais 20% et que la moyenne mondiale se situe à 10% contre 25% pour les ENR contre nos 72% de nucléaire en France ?
Pensez-vous sincèrement que les autres sont des imbéciles et nous de super génies ?
Je ne répondrai plus à des messages dans le genre du votre qui ne sont que des retransmissions de perroquets qui colporte tout et surtout n’importe quoi sans jamais rien vérifier, ni même se donner la peine d’y réfléchir un peu, du moment que cela est conforme à la messe qui leur a été faite. Cela ne me serait qu’une perte de temps, car je ne vous convaincrai pas, vous n’êtes là que pour affirmer pas pour découvrir ce que vous ignorez.
Bonne soirée

Serge Rochain, Narbonne
http://astronomie.narbonne.free.fr/
https://a-p-s.cabanova.com/
https://iste.cabanova.com/
https://climso.fr/

Francois Plewinski

"La sécurité, c'est le règlement !" Ici, le RCC-M, directement dérivé de l'ASME (Framatome vient de FRanco AMerican ATOME); On applique tout le code et seulement le code.
Appliquer TOUT le code nécessite aussi de faire les bonnes appros, les fabrications conformes, les bons tests etc... et surtout une bonne conception !
DAES met à disposition des concepteurs, sous-traitants et Autorités de sûreté un outil puissant, validé, qui permet de vérifier le design d'un composant selon TOUS les critères du RCC-M, dans TOUTES ses situations de fonctionnement (normales et accidentelles) et sur TOUTE la structure concernée....
Dans ce cas précis, une vérification de l'acceptabilité (ou non) des non-conformités prendrait quelques jours d'études par GV....
Le produit ? M-FEM : info sur https://www.daes.pro/fr_FR/page/apps

rochain

Et tout ce qui sera prévu, ce ne sera que ce qui est prévisible. Fukushima l'a démontré
Mais nous ne savons pas ce que nous réserve les nouvelles conditions climatiques.
L'idée d'avoir la Loire à sec, vous fait certainement rire comme faisait certainement rire l'idée qu'une vague pouvait noyer la centrale de Fukushima.
Les 6 (et non 3) accidents nucléaires majeurs dont vous avez déjà oublié la moitié sont tous le produit de l'incommensurable vanité de l'homme qui croit qu'il sera capable de faire face à toutes les situations, quoi qu'il arrive.
Mais en ce moment, la nature que l'on croyait bien connaitre nous échappe de plus en plus.

Charentas

Bravo Rochain !

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