EDF: la réorganisation abordée en CA fin mai, les syndicats réaffirment leur attachement au caractère intégré du groupe

  • AFP
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Le comité de la stratégie du conseil d'administration d'EDF abordera fin mai les projets d'évolution de la structure du groupe, a-t-on appris lundi de sources concordantes.

Ce comité doit se réunir le 28 mai, ont indiqué plusieurs sources proches du dossier à l'AFP, confirmant une information du Parisien. Il doit normalement aborder la question de la structure du groupe, mais ne devrait pas être décisionnaire, a précisé l'une de ces sources. Un point d'étape sera ensuite présenté le 7 juin à des cadres supérieurs d'EDF puis le 20 juin aux syndicats, a-t-on confirmé de même source.

Ce chantier avait été lancé l'an dernier par le gouvernement, qui envisage une restructuration de l'entreprise détenue à 83,66% par l'État. L'État envisage de renforcer sa participation au capital d'EDF "en lien avec les enjeux et risques particuliers de l'activité nucléaire", avait indiqué l'Élysée fin novembre.

L'idée est notamment de permettre à l'entreprise, par ailleurs lourdement endettée, de pouvoir continuer à investir dans l'activité nucléaire sur le long-terme. Le gouvernement, qui veut conserver un groupe intégré, avait indiqué travailler sur une possible réorganisation avec une société mère et des filiales.

Le PDG d'EDF Jean-Bernard Lévy, qui va être reconduit pour un nouveau mandat, doit présenter des propositions au gouvernement d'ici la fin de l'année.

Pour l'instant, "il y a des réunions de travail", a indiqué une source gouvernementale à l'AFP. "Le processus avance formellement", a ajouté une autre source, soulignant que le sujet a déjà été évoqué en conseil d'administration.

"Cette réorganisation consiste avant tout à démanteler l'entreprise intégrée EDF", a réagi la fédération CGT Mines-Energie. "À aucun moment, ce scénario ne tient compte de l'intérêt des usagers, des salariés, de l'avenir industriel", estime la FNME-CGT dans un communiqué.

Pour la fédération, cette opération "vise tout simplement à privatiser et libéraliser toutes les activités aval (Enedis, Dalkia, activités commerciales d'EDF) sous le prétexte de corriger les errements stratégiques des activités amont (production nucléaire, thermique et hydraulique)". "Pire encore, elle engendrerait une désoptimisation des activités d'EDF et une casse sociale importante pour le personnel", souligne la FNME-CGT, qui met en cause la "libéralisation" du marché de l'énergie.

Les quatre fédérations représentatives de l'énergie (CGT, CFE-CGC, CFDT, FO) avaient dès le mois de juillet réaffirmé "leur attachement au caractère intégré" d'EDF

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