Une facture annuelle alourdie d'environ 26 euros
La décision s'appliquera au 1er août 2026 aux foyers encore couverts par les tarifs réglementés de vente de l'électricité. Selon le ministère de l'Énergie, elle reprend la proposition de la Commission de régulation de l'énergie (CRE), autorité indépendante chargée de superviser le bon fonctionnement des marchés de l'électricité.
Le relèvement représentera environ 26 euros TTC par an en moyenne pour les ménages concernés, soit plus de 19 millions de clients résidentiels. La CRE dénombrait précisément 19,37 millions de clients résidentiels aux TRVE en France métropolitaine continentale au 31 mars 2026. Pour une consommation annuelle de 4,5 MWh, elle évalue le mouvement à 5,98 € TTC/MWh, avec une facture moyenne passant de 1 046 à 1 072 euros TTC par an.
Réseaux et capacité tirent le mouvement tarifaire
La CRE justifie notamment sa recommandation par la progression du tarif d'utilisation des réseaux publics d'électricité (TURPE), composante d'acheminement intégrée aux factures. Au 1er août 2026, les TURPE 7 HTA-BT et HTB évolueront respectivement de +3,04 % et +3,34 % en moyenne, selon les délibérations adoptées par le régulateur le 21 mai. Toutes choses égales par ailleurs, cette évolution des réseaux ajoute environ 1 % TTC aux tarifs réglementés.
Les tarifs réglementés de l'électricité sont construits par empilement des coûts, avec trois blocs principaux : réseau, approvisionnement et taxes. La CRE mentionne aussi l'intégration du nouveau mécanisme de capacité, appelé à remplacer l'ancien dispositif, après une première enchère organisée le 6 juillet 2026. L'accise sur l'électricité diminuera en parallèle de 30,85 €/MWh à 30,62 €/MWh pour les clients dont la puissance souscrite est inférieure ou égale à 36 kVA, conformément à la loi de finances pour 2026.
Le ministère met en avant l'écart avec le gaz
Le ministère de l'Énergie rapproche cette hausse de l'inflation mesurée en mai 2026, à 2,4 % sur un an selon l'Insee. L'institut statistique a ensuite évalué l'inflation de juin à 1,8 % sur un an, après ce point haut lié notamment aux prix de l'énergie.
Le ministère affirme qu'« Il n'a jamais été aussi avantageux de passer à l'électrique en France », en mettant en avant une électricité décarbonée et des tarifs qu'il juge toujours nettement inférieurs à la moyenne de l'Union européenne. Il compare cette trajectoire avec le prix repère de vente du gaz TTC, présenté comme en hausse de 21 % depuis février sous l'effet de la guerre au Moyen-Orient.