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Énergie: la perte de marché des tarifs réglementés s'accélère

  • AFP
  • parue le

Les consommateurs de gaz et d'électricité sont de plus en plus nombreux à quitter les tarifs réglementés, en particulier pour l'électricité, a indiqué jeudi la Commission de régulation de l'énergie (CRE) dans son observatoire trimestriel du marché de détail.

Au quatrième trimestre, 373 000 clients ont abandonné les tarifs réglementés dans l'électricité pour souscrire à une offre de marché (c'est-à-dire à prix libre), contre 302 000 au trimestre précédent. Presque 5,9 millions de foyers (18%) sont désormais en offre de marché (+6,8% en un trimestre). La quasi-totalité d'entre eux a choisi un fournisseur alternatif à l'opérateur historique.

Dans le gaz, 202 000 nouveaux clients ont opté pour une offre à prix libre au quatrième trimestre, contre 149 000 au troisième. Le nombre de sites résidentiels en offre de marché a ainsi augmenté de 3,6%, pour atteindre 5,76 millions de foyers sur 10,7 millions.

Le marché des particuliers a été libéralisé il y a dix ans et même si les opérateurs historiques (EDF pour l'électricité et Engie pour le gaz) y conservent une position dominante, ils sont de plus en plus concurrencés par des fournisseurs alternatifs comme Direct Energie, Eni ou Total. Du côté des clients professionnels, "les offres de marché en électricité continuent de se développer, mais à une allure plus faible".

Dans l'électricité, 1,72 million de sites sur un total de 5 millions sont en offre de marché, soit une progression de 0,6%, "bien inférieure à celle des trois premiers trimestres 2017" lorsqu'elle était de +6,4%, +2,5% et +1,3%, précise le communiqué de la CRE. Les fournisseurs alternatifs ont vu leur nombre de clients croître (+2,2%) quand le nombre de site en offre de marché chez les fournisseurs historiques a baissé de 1,7%.

Dans le gaz, 590 000 sites non résidentiels sur 662 000 sites (89%) sont désormais en offre de marché. Pour un client moyen, le prix du marché est inférieur de 9% à 10% à celui du tarif réglementé dans l'électricité et de 8% à 10% dans le gaz pour l'offre la moins chère à Paris.


Commentaires

Et si on revenait à des disposition de marché libre en annulant va loi Nome qui a obligé EDF à céder, à un prix inférieur à celui du marché 25% de sa production nucléaire, pour permettre à ses concurrents d'être compétitifs pour voir?
Et si on cessait les aides aux productions éoliennes et photovoltaïques?
Donc si on revenait à des conditions de "concurrence pure et parfaite"?
Et on se souciat vraiment des intérêts des utilisateurs?

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