Une prime ouverte sans condition de revenus
La nouvelle prime issue deu dispositif des certificats d’économies d’énergie s’applique à l’achat ou à la location longue durée d’une voiture électrique d’occasion. Elle ne prévoit pas de critère de revenus, contrairement au bonus écologique et à la prime à la conversion, désormais éteints pour ce segment.
Le véhicule doit être 100 % électrique, ce qui exclut les hybrides, y compris rechargeables. L’arrêté du 10 août 2026, publié au Journal officiel le 12 août, impose aussi une batterie dont l’état de santé atteint au moins 80 % de sa capacité initiale, ou une autonomie résiduelle conforme aux seuils prévus par le texte.
L’opération doit être réalisée auprès d’un professionnel de l’automobile. La voiture doit avoir été immatriculée pour la première fois en France entre le 1er janvier 2017 et le 31 décembre 2023, et devra être conservée au moins trois ans par l’acheteur ou le locataire.
Un montant dépendant des fournisseurs d’énergie
Le niveau exact de l’aide n’est pas fixé par l’État dans le dispositif annoncé. Il doit dépendre des offres proposées par les obligés CEE, parmi lesquels figurent des fournisseurs comme EDF, Engie ou TotalEnergies.
Selon Romain Ryon, président de Mobilee, société spécialisée dans la valorisation des CEE dans les transports, le montant pourrait atteindre environ 337 euros avec les prix actuels des certificats. Les entreprises qui versent ces primes obtiennent en contrepartie des certificats qu’elles doivent présenter à l’État pour respecter leurs obligations périodiques.
Créé en 2005, le dispositif CEE impose aux vendeurs d’énergie de financer des actions réduisant les consommations ou favorisant l’efficacité énergétique. Son périmètre inclut désormais des opérations liées à la mobilité électrique, en complément des aides budgétaires directes recentrées sur certains ménages et sur les véhicules neufs.
Une bonification pour l’aide à domicile
Les professionnels de l’aide à domicile et des services à la personne peuvent bénéficier, jusqu’au 31 décembre 2026, d’une prime CEE majorée pouvant avoisiner 2 000 euros pour un véhicule électrique d’occasion. Cette bonification vise l’achat ou la location longue durée d’un véhicule utilisé dans le cadre de déplacements professionnels réguliers.
Le véhicule choisi doit coûter au maximum 25 000 euros et afficher une masse inférieure à 1 800 kg. Cette limite écarte notamment les modèles les plus lourds, dont certains SUV électriques. Selon le ministère de la Transition écologique, le mécanisme doit permettre aux aides à domicile d’accéder à des offres de location sans apport, avec des mensualités comprises entre 50 et 100 euros selon le modèle retenu. Le gouvernement avait présenté cette mesure dans son plan d’électrification annoncé au printemps 2026.
L’État a réduit ses aides directes à l’achat de véhicules électriques, dans un contexte de contraintes budgétaires accrues. Les soutiens publics ont vocation à soutenir plus particulièrement les ménages les plus modestes, notamment via le leasing social, dont la troisième vague a été lancée à la mi-juillet 2026.