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Éolien en mer: les six premiers projets maintenus, avec une forte réduction de l'aide publique

  • AFP
  • parue le

Soulagement pour la filière éolienne et de nombreux élus des territoires concernés: le gouvernement a confirmé mercredi les six premiers projets de parcs éoliens qu'il menaçait d'annuler, en réduisant toutefois considérablement l'aide financière de l'État.

En déplacement près de Saint-Brieuc (Côtes d'Armor) où l'un de ces parcs doit être construit, Emmanuel Macron a annoncé la "bonne nouvelle", fruit de plusieurs mois de négociation avec les industriels.

Les parcs "sont confirmés" et la négociation "a permis de diminuer de 40% la subvention publique et d'avoir un ajustement des tarifs (de rachat de l'électricité qui sera produite par ces parcs) de 30%, ce qui veut dire qu'on va économiser sur la période 15 milliards d'euros d'argent public pour les mêmes projets, la même ambition", a déclaré le président.

Le gouvernement avait décidé de renégocier les financements publics accordés à ces parcs, attribués lors d'appels d'offres en 2012 et 2014, estimant que les tarifs prévus à l'époque, compris entre 180 et 230 euros par mégawattheure durant 20 ans, étaient devenus excessifs étant donnée la baisse du coût de l'éolien en mer ces dernières années.

En cas d'échec de ces négociations, il menaçait d'annuler les résultats de ces appels d'offres, un amendement ouvrant cette possibilité étant actuellement en discussion au Parlement.

Cette éventualité inquiétait les industriels et certains élus locaux en Bretagne, Normandie et Loire-Atlantique, les trois régions d'implantation des futures éoliennes. Les élus craignaient une remise en cause de plusieurs projets d'usine de fabrication d'éoliennes et leurs centaines d'emplois à la clé, par exemple à Cherbourg ou au Havre.

« Soulagement »

Parmi les six parcs concernés, trois sont développés par EDF, au large de Fécamp (Seine-Maritime), Saint-Nazaire (Loire-Atlantique) et Courseulles-sur-Mer (Calvados), deux par Engie au large du Tréport (Seine-Maritime) et des îles d'Yeu et de Noirmoutier (Vendée), et un par l'espagnol Iberdrola, près de Saint-Brieuc (Côtes-d'Armor). Ils représentent chacun une puissance d'environ 500 mégawatts (MW).

Dans un communiqué, le ministre de la Transition écologique et solidaire Nicolas Hulot a réitéré son intention de "poursuivre" le développement de l'éolien en mer dans le cadre de la feuille de route énergétique de la France actuellement en cours d'élaboration.

"Soulagement pour la filière", a réagi sur Twitter la directrice générale des énergies renouvelables en France d'Engie Gwenaëlle Huet, tandis que Bruno Bensasson, nouveau directeur exécutif d'EDF en charge des énergies renouvelables s'est dit "heureux" de cette décision.

Cette annonce est "un signal fort" et "positif" pour une énergie qui "a un potentiel important, qui est extrêmement fiable et permet de développer d'importantes capacités de production d'électricité", a expliqué la responsable d'Engie à l'AFP.

Toujours des recours

"Sans le lancement confirmé de ces premières capacités, associées à des plans industriels déjà engagés, la filière française et ses nouveaux emplois locaux n'auraient très probablement pas pu voir le jour", a commenté Olivier Pérot, président de France énergie éolienne (FEE), qui regroupe les entreprises du secteur.

En échange de cette baisse des aides, les industriels ont obtenu la prise en charge des coûts de raccordement de leurs parcs par le gestionnaire du réseau de transport RTE, qui devrait donc se répercuter sur la facture d'électricité des consommateurs.

Cette décision enlève une épine du pied des industriels, également critiqués sur leurs projets. Des associations de défense de l'environnement et des pêcheurs ont déposé des recours pour s'opposer à l'installation des éoliennes (environ 60 par parc), dénonçant une atteinte au paysage, à la biodiversité marine et un conflit d'usage avec la pêche.

Les projets, encore suspendus pour certains au traitement de ces recours, ont déjà pris beaucoup de retard. Les premiers ne verront pas le jour avant 2021.

Malgré les discours volontaristes des gouvernements successifs, la filière française de l'éolien en mer peine à décoller. Fin 2017, le Premier ministre Edouard Philippe avait reconnu "le retard" de la France par rapport au Royaume-Uni, à l'Allemagne ou aux Pays-Bas.

Aucune éolienne posée n'est encore installée en mer et le cahier des charges du troisième appel d'offres pour des installations au large de Dunkerque se fait toujours attendre, tout comme le lancement d'appels d'offres pour l'éolien flottant, autre technologie émergente.


Commentaires

Macron a beaucoup d'humour! "On va économiser 15 Mds d'€ sur la période". Il se garde bien de dire combien on va payer!
Effectivement, ç fait cher le billet de spectacles humoristique, mais a mon avis on avoisine les 45 milliards d'€ !

Les antinucléaires disent qu'EDF est endetté a cause du nucléaire. Ce qui est en soi discutable, mais ce qui est sûr, c'est qu'il na pas fini de voir sa dette augmentée car les politiciens lui demandent de satisfaire touts leurs caprices déraisonnables et EDF doit en plus payer des dividendes aux actionnaires (dont l'état est le prinicpal) via des emprunts bancaires ! C'est de la dette d'état déguisée !

je pense qu'il faudrait absolument privatiser EDF a plus de 50% que l'état arrête de mettre les mains ou il ne comprend rien mais se sert comme d'une vache a lait aux mamelles intarissables. S'ils ferment autant de réacteurs nucléaires qu'ils le disent alors les mamelles risquent bien de se tarir plus vite qu'ils ne le pensent.
"Cette annonce est "un signal fort" et "positif" pour une énergie qui "a un potentiel important, qui est extrêmement fiable et permet de développer d'importantes capacités de production d'électricité", a expliqué la responsable d'Engie à l'AFP."

Quelle folie peut amener a dire des âneries pareilles ? Ah si je sais le Gaz que Mme Kocher espère revendre après l'avoir acheté a Gazprom par l'allemagne, qui va ainsi prendre le pouvoir sur notre système énergétique pour le faire mourir a petit feu.

Faible ???? Vraiment ???
"En échange de cette baisse des aides, les industriels ont obtenu la prise en charge des coûts de raccordement de leurs parcs par le gestionnaire du réseau de transport RTE, qui devrait donc se répercuter sur la facture d'électricité des consommateurs."

Donc, faute de faire payer le contribuable, on va faire payer les consommateurs ????
Mais au fait, n'est-ce pas les mêmes personnes ???? Donc RTE se rapproche du statut de producteur ???
Les fanatiques d’Éole et du dieu soleil nous trouverons toujours une bonne explication pour nous faire payer toujours plus cher des choses sans autre intérêts que de remplir leurs poches et valider leurs idéologies malthusiennes et régressionistes. Ne leur en déplaisent, tout le monde finira par en pâtir, et en premier les moins bien lotis économiquement.

Tout cela ressemble fort a du forcing par les lobbyistes et les idéologues religieux antinucléaires ...

"Malgré les discours volontaristes des gouvernements successifs, la filière française de l'éolien en mer peine à décoller. Fin 2017, le Premier ministre Edouard Philippe avait reconnu "le retard" de la France par rapport au Royaume-Uni, à l'Allemagne ou aux Pays-Bas."

NON, NON et NON !

Il faudrait commencer par se souvenir pourquoi cette industrie s'est développée a l’origine : le but était de supprimer les énergies fossiles de nos mix énergtréiques et en particulier de nos mix électriques qui rejetaient bcp de carbone selon les pays. La France a actuellement une électricité bon marché et décarboné a 98% grâce au nucléaire a l'hydraulique. Nous avons le parfait exemple de ce qu'il ne faut pas faire en regardant les mix des trois pays cités ici :
1/ l'Allemagne remplace son nucléaire par le charbon et le gaz russe (nord stream)
2/ La hollande crament ses dernières réserves de gaz de la mer du nord puis importe ce gaz ou importe simplement les TWh de chez le voisin belge, ou pire de Pologne (1 KWh = 1 kg de CO2 a certaines périodes de l'année)
3/ l’Angleterre aussi "s'énergise" au gaz , et, elle aussi a des problèmes de réserves en épuisement dans le bassin de la mer du nord. D’où son investissement dans le nucléaire.

J'estime que nous avions 40 a 50 ans d'avance contrairement na ce que l'ORTF, pardon l'AFP, écrit ici avec le mot retard et reconnu.

La propagande de l'AFP semble bien savoir se renouveler et le cérébrolessivage continuer.

Les faits contredisent la totalité de la démarche qui consiste a faire croire aux masses que l'éolovoltaique pourra remplacer ne serait-ce qu'une seule tranche nucléaire ou thermique fossile. l'éolovoltaique ne fait que renforcer les importations de combustibles fossiles, comme les 50% de charbon importés par les allemands pour leurs complexe industriel électrique et métallurgique (et ce dernier a été subventionné sans que l’Europe n'y trouve rien a redire au passage !).

Il est souvent dit que la France a du retard sur le reste du monde, mais je pense que les française savent qu'il ne faut pas confondre vitesse et précipitation.

Plus nous mettrons d'éolovolatique dans le mix électrique, plus le KWh sera cher, plus la compétitivité des entttrprises françaises en sera réduite, et plus les pauvres en souffriront...

Conclusion : + d'éolovoltaïque = moins de richesses produites par unité d'énergie et par habitant. Donc + d'éolovoltaique signifie un appauvrissement du pays et en particulier des classes moyennes et inférieures (économiquement parlant). Tout ce que les malthusiens regressionistes, qui ont le vent en poupe actuellement, cherchent a obtenir puisqu'il est bien connu que moins de richesses engendre moins de population. L'essence même de leur idéologie. Et le tout obtenu par la peur et l'ignorance générale a cause de l'éducation nationale qui ne fait pas sérieusement son job face aux mass-médias laveurs de cerveaux.

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