Un reflux surtout tiré par les carburants
L’indice des prix à la consommation, publié mardi 14 juillet par le Bureau of Labor Statistics (BLS), marque une détente plus forte qu’attendu par les investisseurs. Le poste essence a baissé de 9,7 % sur un mois, après la phase de détente diplomatique entre Washington et Téhéran.
L’inflation sous-jacente, calculée hors alimentation et énergie, a également ralenti à 2,6 % sur un an, contre 2,9 % en mai. Le rythme global reste toutefois supérieur à l’objectif de stabilité des prix de la Réserve fédérale américaine.
Selon le BLS, l’indice de l’énergie a reculé de 5,7 % en juin 2026, après une hausse de 3,9 % en mai. Cette variation mensuelle a pesé directement sur l’indice général, les carburants représentant l’un des postes les plus sensibles aux mouvements rapides des cours pétroliers.
La pompe reste exposée à l’évolution du pétrole
Le reflux de juin pourrait être partiellement remis en cause par la reprise des hostilités dans le Golfe. Les cours mondiaux du pétrole sont repartis à la hausse, ce qui laisse attendre une pression renouvelée sur les prix à la pompe aux États-Unis.
Le prix moyen de l’essence ordinaire aux États-Unis s’est établi à 4,05 dollars par gallon en juin 2026, en baisse de 9,6 % par rapport à mai mais encore supérieur de 28,6 % à son niveau de juin 2025, selon le Bureau of Transportation Statistics. Cette moyenne mensuelle reflète la détente observée avant le regain de tension militaire.
Dans son rapport de juillet 2026, l’Agence internationale de l’énergie indique que les exportations pétrolières du Golfe, volumes contournant le détroit d’Ormuz inclus, sont remontées à 16,1 millions de barils par jour en juin. Ce niveau restait inférieur à la moyenne de 24 millions de barils par jour observée avant le début de la guerre, selon la même source.
Un indicateur économique sous pression politique
La guerre, impopulaire aux États-Unis, place l’exécutif sous pression à quelques mois d’élections nationales. Donald Trump avait fait de l’amélioration du pouvoir d’achat l’une des priorités de sa campagne victorieuse de 2024.
Le mois dernier, alors que l’inflation atteignait son plus haut niveau depuis trois ans, le président américain avait réagi sans inquiétude apparente. « Les chiffres étaient supers […] j’aime l’inflation », avait-il lancé, avant d’assurer que l’inflation allait « tomber comme une pierre » une fois le conflit terminé.
La prochaine publication du BLS concernant l’indice des prix à la consommation, portant sur juillet 2026, est programmée le 12 août 2026 à 8 h 30, heure de Washington.