La police finlandaise a annoncé jeudi avoir achevé la phase d'investigations sur le site du gazoduc reliant Finlande et Estonie, récemment endommagé par une intervention extérieure.
"Les échantillons collectés ont été remis en vue d'une expertise", a indiqué le Bureau national d'enquêtes (NBI) dans un communiqué. Cette collecte d'échantillons a nécessité plusieurs plongées à des dizaines de mètres de profondeur, a-t-il ajouté.
La Finlande enquête sur la fuite du gazoduc Balticconnector ayant entrainé sa fermeture le 8 octobre, les autorités ayant annoncé qu'elle avait été provoquée par une intervention extérieure, laissant craindre un possible sabotage.
La police a indiqué mardi qu'elle enquêtait sur le trafic maritime dans la zone au moment de la fuite, au large de la côte finlandaise de la mer Baltique. Un haut responsable de la police, Risto Lohi, a indiqué que figuraient parmi les bateaux dans la zone le cargo russe Sevmorput et le cargo chinois Newnew Polarbear mais aussi d'autres bâtiments.
Interrogé sur une possible implication de la Russie, le Premier ministre finlandais Petteri Orpo avait mis en garde contre toute conclusion prématurée.
Selon le gestionnaire du gazoduc finlandais, les travaux de réparation prendront "au moins cinq mois", obligeant la Finlande à s'approvisionner via son terminal de gaz naturel liquéfié flottant à Inkoo (sud).
Il y a plus d'un an, le 26 septembre 2022, quatre énormes fuites de gaz précédées d'explosions sous-marines se sont produites sur Nord Stream 1 et 2, conduites qui acheminaient l'essentiel du gaz russe vers l'Europe. Son origine reste toujours une énigme.
Le gaz naturel représente environ 5% de la consommation énergétique de la Finlande, essentiellement pour l'industrie et la production électrique ainsi que pour le chauffage.
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