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À la COP24, les « questions politiques clés ne sont pas résolues », s'alarme Antonio Guterres

  • AFP
  • parue le

Les "questions politiques clés ne sont pas résolues", s'est alarmé mercredi le secrétaire général de l'ONU, qui a fait un retour imprévu à la COP24, censée donner vie d'ici la fin de la semaine à l'accord de Paris sur le climat.

La lutte contre le changement climatique "est une question de vie ou de mort, aujourd'hui", a insisté Antonio Guterres, en exhortant les délégués de quelque 200 pays réunis depuis dix jours à Katowice, en Pologne, à dépasser leur longue liste de différends pour pouvoir agir efficacement contre le réchauffement.

"Rater cette opportunité compromettrait notre dernière chance de stopper le changement climatique, hors de contrôle. Ce ne serait pas seulement immoral, ce serait suicidaire", a-t-il lancé. "Cela sonne comme un appel dramatique, mais c'est bien ce que c'est : un appel dramatique".

Les signataires de l'accord de Paris de 2015, qui vise à limiter le réchauffement à +2°C, idéalement +1,5°C, par rapport à l'ére préindustrielle, doivent finaliser les règles qui permettront d'appliquer ce pacte climatique historique. Mais à deux jours de la fin prévue de la réunion, les négociations bloquaient toujours mercredi autour de questions liées à la transparence (comment les États rendent compte de leurs actions, leurs financements, leurs résultats) ou le degré de flexibilité accordé aux pays les plus pauvres, selon des observateurs.

D'autres tensions portent aussi sur le récent rapport des scientifiques du Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC), et la manière de l'intégrer dans les conclusions de la COP24. La majorité des délégations insistent pour "accueillir favorablement" ce rapport, États-Unis, Arabie saoudite, Russie et Koweit voulant simplement en "prendre note".

"Le rapport spécial du GIEC est une reconnaissance saisissante des conséquences qu'un réchauffement mondial de plus de +1,5°C aura sur des milliards de personnes à travers le monde", a insisté mercredi Antonio Guterres. "Ce n'est pas une bonne nouvelle, mais nous ne pouvons pas nous permettre de l'ignorer", a-t-il plaidé.


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