Affecté par la pandémie, le groupe Halliburton reste dans le rouge pour le 4e trimestre d'affilée

  • AFP
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Le groupe de services pétroliers américain Halliburton, qui fait face au repli des activités d'exploration et de forage depuis le début de la pandémie, a enregistré son quatrième trimestre consécutif de pertes. Le groupe a perdu 17 millions de dollars de juillet à septembre, détaille un communiqué lundi.

Halliburton, qui avait passé une charge de 2,1 milliards de dollars au trimestre précédent pour s'ajuster aux conditions du marché, a inscrit dans ses comptes une nouvelle charge de 113 millions de dollars sur la période. Hors éléments exceptionnels et ajustée par action, la perte revient à 2 cents là où les analystes s'attendaient à un profit de 8 cents. Son chiffre d'affaires a reculé de 46% sur un an au troisième trimestre, à 2,98 milliards de dollars.

C'est inférieur aux prévisions et surtout inférieur au deuxième trimestre, quand les cours du brut étaient descendus à des niveaux historiques.

De nombreux gouvernements avaient alors imposé des mesures de restrictions pour freiner la propagation du Covid-19, faisant chuter les trajets en voiture et en avion. Les prix du pétrole se sont depuis stabilisés aux alentours de 40 dollars le baril, ce qui reste inférieur au niveau considéré comme rentable pour de nombreuses sociétés d'exploitation du pétrole et du gaz.

Elles ont en conséquence sévèrement réduit leurs activités de forage et d'exploitation et font au passage beaucoup moins appel aux services de groupes qui fournissent des technologies et équipements nécessaires à ces activités comme Halliburton.

En Amérique du Nord, les recettes du groupe ont reculé de 6% par rapport au deuxième trimestre, principalement à cause d'une moindre construction de puits aux États-Unis et de la réduction de nombreux projets dans le Golfe du Mexique.

Ailleurs dans le monde, les revenus ont reculé de 7%, à cause notamment d'une baisse des constructions de puits au Moyen-Orient. "Le rythme de la baisse d'activité sur les marchés internationaux ralentit, tandis que la situation de l'industrie continue de s'améliorer en Amérique du Nord et que l'activité s'y stabilise", a affirmé le PDG du groupe, Jell Miller, cité dans le communiqué.

"Nous pensons que la mise en œuvre de nos priorités stratégiques va doper notre capacité à de nouveau dégager des bénéfices et à générer de la trésorerie quand le secteur se redressera", a-t-il ajouté. Le groupe a notamment engagé une réduction drastique de ses dépenses en début d'année.

À Wall Street, l'action perdait 0,41% dans les échanges électroniques précédant l'ouverture de la Bourse.

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