La porte-parole de Maison Blanche Jen Psaki a assuré lundi qu'il n'y avait "pas de discussions actives actuellement" pour des achats de pétrole vénézuélien par les États-Unis, lors de son point presse de routine.

Le Venezuela vient de libérer deux Américains qui étaient détenus dans le pays, un geste qui a alimenté les spéculations sur un réchauffement de la relation avec les États-Unis, voire sur une reprise des importations américaines de pétrole vénézuélien, actuellement interdites.

Le Venezuela a rompu ses relations diplomatiques avec les États-Unis en 2019. Les États-Unis, qui ne reconnaissent pas la réélection en 2018 du président Maduro, ont infligé au Venezuela une série de sanctions, et notamment un embargo sur les importations de pétrole. Avant cette rupture, les États-Unis étaient le principal acheteur du brut vénézuélien.

Le Venezuela fait figure de grand allié de la Russie dans la région, et a récemment réitéré son soutien à son "bon ami" russe, après l'invasion de l'Ukraine. La guerre a fait flamber les prix du pétrole, ravivant le débat aux États-Unis sur l'approvisionnement en énergie, notamment après que la première puissance mondiale a décidé d'interdire les importations de brut russe.

L'opposition républicaine accuse l'administration de Joe Biden de contribuer à la flambée des prix de l'essence en bridant la production américaine de pétrole, ce que la Maison Blanche conteste. Le président américain, qui se fait fort d'assurer "la stabilité de l'approvisionnement mondial en énergie", s'est donc lancé dans une périlleuse diplomatie du pétrole pour augmenter l'offre.

Les analystes estiment qu'il lui faudra pour cela au minimum discuter avec le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane, celui-là même que Joe Biden accuse d'avoir commandité l'assassinat du journaliste saoudien Jamal Khashoggi.

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Énergies fossiles