Modalités annoncées et premières traversées

Le commandement américain pour le Moyen-Orient a déclaré sur X que « les forces américaines ont levé le blocus sur l'ensemble du trafic maritime entrant et sortant des ports et des zones côtières iraniens, conformément aux directives du président ». Le Centcom a précisé que les forces américaines « n'entravent pas le passage des navires à destination ou en provenance des ports iraniens sur le golfe d'Arabie et le golfe d'Oman » et que « toutes les opérations de mise en œuvre du blocus militaire américain ont cessé ».

L'état-major a toutefois indiqué que des bâtiments américains « resteront dans cette zone pour s'assurer que l'ensemble des aspects de l'accord sont bien respectés et appliqués ». Le vice‑président américain JD Vance a, de son côté, affirmé que les forces américaines « ont laissé plus d'une douzaine de bateaux passer au travers de notre blocus maritime ».

Passage de trois pétroliers iraniens

Mercredi, trois pétroliers iraniens totalisant 4,8 millions de barils de brut ont franchi le périmètre du dispositif, selon TankerTrackers, qui a présenté ces mouvements sur X comme les « premières exportations de pétrole brut de l'Iran depuis deux mois ». Les États‑Unis avaient imposé ce blocus le 13 avril, après la fermeture du détroit d'Ormuz par Téhéran consécutive au déclenchement fin février d'opérations militaires américaines et israéliennes contre l'Iran.

Le détroit d'Ormuz concentre une part majeure des flux mondiaux d'hydrocarbures. Environ un cinquième des échanges mondiaux de produits pétroliers et de GNL empruntait ce passage avant le conflit. En 2024, 84 % des flux de brut et de condensats transitant par Ormuz étaient destinés aux marchés asiatiques, ce qui souligne l'exposition directe de ces débouchés à toute modification durable des conditions de passage.