Une opération annoncée par le Centcom
Le Commandement américain pour le Moyen-Orient, le Centcom, a indiqué sur X que les frappes avaient repris dimanche 12 juillet à 17H00 à Washington, soit 21H00 GMT. L’armée américaine présente cette nouvelle salve comme une mesure destinée à empêcher Téhéran « d'attaquer les équipages civils et navires commerciaux » dans le détroit d’Ormuz.
Le Centcom a attribué l’ordre au président américain Donald Trump, désigné comme commandant en chef des forces armées. « Le commandant en chef a ordonné ces frappes afin que les forces iraniennes rendent des comptes », a déclaré l’armée américaine.
Un point de passage critique pour les hydrocarbures
Le détroit d’Ormuz relie le golfe Persique au golfe d’Oman et constitue l’un des principaux points de passage du commerce mondial d’hydrocarbures. Selon l’Agence internationale de l’énergie, environ 20 millions de barils par jour de pétrole brut et de produits pétroliers y ont transité en moyenne en 2025.
L’Agence américaine d’information sur l’énergie estime qu’environ un cinquième du commerce mondial de GNL passe également par ce couloir maritime. Cette concentration des flux explique la sensibilité des marchés pétroliers et gaziers aux risques militaires visant les navires ou les infrastructures de surveillance dans la zone.
La liberté de navigation au cœur du motif américain
Dans son annonce, l’armée américaine ne donne pas de bilan humain ni de précision sur les cibles visées par les frappes. Le message publié par le Centcom met l’accent sur la protection des équipages civils et des navires marchands, plutôt que sur une opération visant directement des infrastructures énergétiques.
Le périmètre exact de l’opération, le nombre de frappes et l’éventuelle riposte iranienne n’ont pas été précisés dans l’annonce militaire américaine. La reprise des tirs a été datée par le Centcom de 21H00 GMT, ce qui place cette salve dans la soirée du 12 juillet pour les observateurs européens et moyen-orientaux.