Des guichets toujours ouverts

Interrogée ce lundi sur BFMTV/RMC, Maud Bregeon, également porte-parole du gouvernement, a indiqué que l’exécutif entendait prolonger les aides sectorielles destinées aux entreprises les plus fragilisées par la hausse des prix des carburants (les dispositifs concernés arrivaient à échéance ce lundi). « Nous ne lâcherons, nous ne lâchons personne. […] Ces aides ne seront pas suspendues », a-t-elle déclaré, en renvoyant à des précisions dans les prochains jours sur le périmètre, le montant et la durée de la prolongation.

Selon Maud Bregeon, des échanges doivent encore avoir lieu avec les filières concernées avant l’arbitrage complet du dispositif. Elle a précisé que les entreprises en difficulté pourront continuer à déposer des dossiers dans les semaines à venir, les portails de demande et les guichets devant rester ouverts.

Les stations indépendantes déplorent un décrochage

Le président de la branche stations-service du réseau Mobilians, Francis Pousse, a affirmé lundi sur RMC que les stations de son réseau hors enseigne TotalEnergies enregistrent des reculs de volumes de 20 % à 40 % depuis le début de la guerre au Moyen-Orient. Il a attribué ces chiffres aux sondages réalisés auprès des adhérents de Mobilians.

Francis Pousse a précisé que la moitié des stations-service adhérentes de Mobilians opèrent sous pavillon TotalEnergies. Dans ces points de vente, l’essence est plafonnée à 1,99 euro le litre et le diesel à 2,25 euros le litre, un niveau qui pèse sur la concurrence des réseaux ne bénéficiant pas de ce mécanisme. TotalEnergies avait annoncé le 22 juillet le rétablissement de ce plafonnement dans toutes ses stations-service de France hexagonale, en raison de la reprise du conflit au Moyen-Orient et de la hausse des prix internationaux des produits pétroliers.

TotalEnergies lie son plafonnement au contexte politique et pétrolier

Le PDG de TotalEnergies, Patrick Pouyanné, a indiqué samedi que le plafonnement resterait appliqué « tant que le conflit durera » au Moyen-Orient. Il a toutefois menacé d’y mettre fin si une taxe sur les superprofits des groupes énergétiques, demandée par certains pays européens, était instaurée.

Francis Pousse a jugé que le regain de tension au Moyen-Orient « n’est pas une bonne nouvelle à un moment où les carburants sont déjà trop chers ». Il a toutefois estimé que la progression du prix du baril restait, à ce stade, mesurée, tout en disant attendre la réaction des investisseurs au cours de la journée. Le représentant de Mobilians a également critiqué le fonctionnement du marché pétrolier, en évoquant « une forme de spéculation, comme sur toutes les matières premières d’ailleurs ». Selon lui, « si on avait un prix mondial régulé, on ne serait certainement pas dans cette situation ».