Un dispositif disponible à partir de ce 1er octobre

La ministre déléguée à l'Énergie Maud Bregeon a détaillé mardi 29 septembre, dans un entretien aux journaux du groupe Ebra, le volume visé par cette première édition : 55 000 pompes à chaleur air/eau installées sur deux ans. L'aide moyenne atteindrait 9 800 euros par ménage, pour une enveloppe totale de 540 millions d'euros.

Le dispositif est disponible dès le 1er octobre. Il repose sur une offre clé en main associant installation, financement, maintenance et fourniture d'électricité à prix fixe, avec une facture globale, PAC et électricité comprises, inférieure ou égale à l'ancienne facture de gaz du ménage. Le gouvernement cible les ménages modestes confrontés au coût initial d'une pompe à chaleur réversible. Maud Bregeon a présenté le mécanisme comme un moyen de « neutraliser son coût d'installation », identifié par la ministre comme « le principal obstacle à la transition ».

Les 6 lauréats annoncés ce 30 septembre

Nom du consortium lauréat

Nom du consortium lauréat

« CapConfort »

Hellio Solutions Homyos

Akéa Énergies

Winter

Alpiq

Cofidis

« IZI by EDF »

IZI by EDF

EDF

Domofinance

« Le PAC'TE français »

Alterna énergie

Saunier Duval

Cofidis

« Octopus x Effy »

Octopus Energy

Effy

« RÉFLEX »

Hello Watt

Hello Watt Rénovation

Engie

« Sonepar »

Sonepar

Ecair

Ace Énergie

TotalEnergies

Les certificats d'économies d'énergie portent le financement

Le montage annoncé est financé par les certificats d'économies d'énergie. Maud Bregeon a défendu cette source de financement en estimant que sa suppression, portée selon elle « à l'extrême gauche comme à l'extrême droite », se ferait « au détriment de la transition énergétique et de la protection des classes populaires face aux crises énergétiques à répétition ».

Selon l'Ademe, le dispositif public d'« offres intégrées pompes à chaleur » vise des PAC air-eau dans l'habitat individuel privé et s'adresse aux acteurs capables de réunir conception, installation, maintenance, financement et fourniture d'électricité. Les candidatures sont ouvertes du 7 juillet 2026 au 1er mai 2027, avec une première échéance d'instruction fixée au 1er septembre 2026.

Une promesse de facture stable pendant trois ans

La ministre relie ce leasing au recul recherché des usages fossiles dans le chauffage résidentiel. « Les Français paient au prix fort notre dépendance au pétrole et au gaz. Nous devons accélérer notre bascule vers l'électrique, notamment pour se déplacer et se chauffer », a-t-elle déclaré. Pour les ménages éligibles, le gouvernement met en avant une absence de surcoût immédiat par rapport au chauffage gaz ou fioul. « Avec ce dispositif destiné aux Français modestes, pendant 3 ans, vous n'aurez aucun coût supplémentaire par rapport à ce que vous coûtait le chauffage au gaz ou au fioul », a indiqué Maud Bregeon.

La ministre affirme qu'après cette période de trois ans, une fois l'équipement remboursé, « la facture de chauffage pourra être divisée par deux ». Cette baisse reste présentée comme une perspective liée au remboursement de la pompe à chaleur et non comme un résultat constaté.

Le chèque énergie serait avancé à janvier

Maud Bregeon a aussi indiqué que l'exécutif souhaitait modifier le calendrier du chèque énergie. Dans le projet de loi de finances pour 2027, le gouvernement propose de reconduire l'aide et d'en avancer le versement au mois de janvier, au lieu d'avril jusqu'à présent, afin de le rapprocher de la période où les factures de gaz pèsent le plus sur les ménages.

Le montant du chèque énergie resterait compris entre 48 et 277 euros, avec une moyenne d'environ 150 euros, selon les éléments rappelés par la ministre. Près de 4,5 millions de foyers en seraient automatiquement destinataires.