Un volume de brut au-dessus du plafond alloué

La Commission nigériane de régulation du secteur pétrolier amont a indiqué dimanche que la production de pétrole brut, hors condensats, avait atteint 104 % du quota attribué au Nigeria par l'OPEP, fixé à 1,5 million de barils par jour. Ce niveau constitue, selon le régulateur, le plus haut point mensuel depuis avril 2020.

En incluant les condensats, la production pétrolière moyenne du pays s'est élevée à 1,74 million de barils par jour en juin. Les données détaillées citées par la NUPRC font état de 1 735 398 barils par jour de brut et condensats sur le mois, en progression pour le quatrième mois consécutif.

Moins de perturbations sur les infrastructures

La NUPRC attribue cette amélioration à des conditions opérationnelles plus régulières sur la majorité des sites de production. Le régulateur a également souligné « l'absence de perturbations majeures sur les oléoducs au cours de la période examinée ».

La production nigériane a longtemps été pénalisée par le siphonnage clandestin des oléoducs, ainsi que par des accusations de corruption et de mauvaise gestion au sein de l'appareil public. Les autorités ont renforcé la surveillance des infrastructures, notamment en recrutant d'anciens militants du delta du Niger autrefois impliqués dans des sabotages, désormais chargés de contribuer à leur protection.

Les opérateurs locaux prennent davantage de place

Le Nigeria reste le premier producteur de pétrole d'Afrique. Le redressement récent intervient aussi dans un secteur où plusieurs grandes compagnies étrangères se sont progressivement retirées de projets terrestres, après des scandales de pollution dans le delta du Niger et avec la volonté de concentrer davantage leurs investissements sur l'offshore.

Ce mouvement a ouvert un espace plus important à des sociétés nigérianes, appelées à reprendre des actifs à terre et à maintenir les volumes disponibles. Le gouvernement conserve pour sa part une cible de production de 2 millions de barils par jour, un objectif qui reste supérieur d'environ 260 000 barils par jour au niveau moyen atteint en juin en incluant les condensats.