Le Turkménistan relève brusquement les prix à la pompe

  • AFP
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Les prix des carburants au Turkménistan, contrôlés et subventionnés par l'État, ont été relevés brusquement de 50% jeudi dans ce pays d'Asie centrale riche en hydrocarbures, frappé de plein fouet par la chute des cours du pétrole ces dernières années.

Dans deux stations à Achkhabad, la capitale, le litre de sans plomb 95 est passé d'un manat (23 centimes d'euros) à 1,5 manat, soit une augmentation de 50% selon un correspondant de l'AFP sur place. Le prix de l'essence sans plomb 92 est passé quant à lui de 0,94 manat à 1,35 manat. Toutes les stations d'essences du pays sont détenues par l'État turkmène, qui subventionne largement les prix du carburant.

La chute des prix du gaz et du pétrole depuis trois ans s'est répercutée lourdement sur l'économie du Turkménistan, dont les sous-sols renferment de gigantesques réserves d'hydrocarbures, qui représentent plus de 90% de ses exportations, surtout vers la Chine.

Dans un discours à la nation, le président Gourbangouly Berdymoukhamedov a affirmé en janvier que l'économie du pays avait atteint une croissance de 6,5% en 2017, année marquée par un rebond des prix du pétrole qui restent loin cependant de leur niveau de 2014. Les statistiques turkmènes sont par ailleurs difficiles à vérifier indépendamment.

En octobre, le chef d'État turkmène avait annoncé mettre fin à la gratuité de l'approvisionnement en eau, gaz et électricité dont les citoyens de ce pays d'Asie centrale bénéficiaient depuis 1993. Pour relancer l'économie, M. Berdymoukhamedov a promis un plan d'investissement de plusieurs dizaines de milliards d'euros allant des hydrocarbures aux voitures électriques.

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