Les besoins en électricité ont encore tiré la consommation de gaz en 2017

  • AFP
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Les centrales électriques à gaz ont de nouveau été fortement sollicitées l'an dernier en France afin de compenser la faible disponibilité nucléaire et hydraulique, selon un bilan publié mercredi, qui montre aussi la poursuite des conversions au gaz des sites industriels.

Les 11 centrales électriques à gaz françaises ont utilisé 55 térawattheures (TWh) de gaz en équivalent électricité, un niveau record, en hausse de 19% par rapport à 2016 qui était le précédent record, selon ce bilan annuel du gestionnaire du réseau de transport GRTgaz. La production d'électricité nucléaire a pâti fin 2016 et début 2017 de l'arrêt de nombreux réacteurs, tandis que la production issue des barrages a souffert d'un manque de pluie toute l'année.

L'an dernier, le gaz a ainsi représenté 8% du mix-électrique français, note GRTgaz. Cette hausse confirme le "renouveau" du gaz depuis 2015, a estimé Thierry Trouvé, directeur général de GRTgaz lors d'une conférence de presse, après une période difficile lorsque les prix de l'électricité étaient très bas en Europe, rendant les centrales à gaz non rentables dans de nombreux pays. "En 2014, ces centrales (françaises) ne fonctionnaient quasiment plus", a-t-il rappelé.

Les sites industriels, qui continuent de se raccorder au réseau de transport de GRTgaz, ont notamment enregistré "une hausse assez significative" de leur consommation, a encore relevé Thierry Trouvé. Leur demande a augmenté de 5,5% en 2017 à 190 TWh, illustrant un mouvement continu de conversion du fioul vers le gaz de ces gros clients, notamment dans l'industrie chimique.

Cette hausse est toutefois inférieure à ce qui avait été observé en 2016. "Pour les industriels qui sont au fioul, c'est un investissement rentable", ce qui n'est pas systématiquement le cas pour ceux alimentés au charbon, a assuré Thierry Trouvé.

Au total, sur l'ensemble de l'année, la consommation globale de gaz a très légèrement augmenté de 0,4% à 465 térawattheures. Elle a baissé de 2,9% pour les clients raccordés au réseau de distribution (particuliers, tertiaire et industrie) à 275 TWh, du fait d'un hiver moins froid qu'en 2016 qui a poussé les ménages à moins se chauffer. Corrigée de l'impact climatique, la baisse est limitée à 0,4%, selon GRTgaz.

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