Les prix du pétrole en légère hausse avant la réunion de l'OPEP+

  • AFP
  • parue le

Le pétrole s'orientait en petite hausse avant la réunion des pays exportateurs de pétrole de l'Opep+ jeudi, dans un contexte de demande solide et de menaces sur l'approvisionnement dans plusieurs pays producteurs.

Vers 10h30 GMT (12h30 à Paris), le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en août montait de quelque 0,17% à 118,18 dollars. Le baril de West Texas Intermediate (WTI) américain pour livraison le même mois grappillait quant à lui 0,36% à 112,17 dollars.

"La demande résiste bien à l'approche du pic de la saison estivale" avec de nombreux voyages, explique Stephen Brennock, analyste pour PVM Energy. "Dans le même temps, les perspectives d'approvisionnement à court terme sont marquées par une pénurie", poursuit-il.

Les 23 membres de l'OPEP+ (l'Organisation des pays exportateurs de pétrole et ses alliés) se réunissent jeudi en visioconférence, pour décider d'un nouvel ajustement de leur volume total de production d'or noir. Les analystes tablent sur un statu quo malgré les nombreux appels à agir.

La capacité de réserve de l'OPEP+ a été signalée cette semaine comme étant beaucoup moins importante que prévu, ce qui renforce les craintes concernant l'offre, rappelle Stephen Brennock.

Les Émirats arabes unis ont assuré qu'ils étaient au maximum de leurs capacités, et l'Arabie Saoudite a avancé ne pouvoir pomper que 150 000 barils par jour de plus, a rapporté en début de semaine le président français Emmanuel Macron.

L'Arabie Saoudite et les Emirats arabes unis sont en effet les deux membres de l'OPEP+ perçus comme ayant le plus de capacité de production en réserve. "Si cela s'avère exact, cela signifie que la production de pétrole de l'OPEP en juillet et août n'augmentera pas davantage, malgré l'accord récent de pomper plus de brut que prévu", souligne l'analyste.

En parallèle, la production de pétrole de la Libye, autre membre de l'alliance, souffre depuis avril des tensions entre les deux gouvernements rivaux. Plusieurs champs pétroliers ont été fermés de force dans l'est du pays. En Equateur aussi, le spectre d'un arrêt de la production de pétrole se précise, consécutif aux blocages et manifestations initiés par un mouvement contre la hausse du coût de la vie.

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La rédaction

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