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L'Iran appelle l'OPEP à ne pas céder aux « menaces » de Donald Trump

  • AFP
  • parue le

Le ministre iranien du Pétrole a dit espérer que les membres de l'OPEP ne céderaient pas aux "menaces" de Donald Trump, et qu'ils n'obéiraient "pas à ses ordres", lors de leur réunion dimanche à Alger, a rapporté l'agence Shana.

"J'espère que le résultat de cette réunion ne sera pas affecté par les menaces du Président Trump", a déclaré Bijan Namdar Zanganeh, cité par l'agence Shana, qui dépend du ministère du Pétrole iranien.

À l'approche de la réunion d'Alger, à laquelle participent des membres de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP), Donald Trump avait écrit jeudi sur Twitter que les pays du Moyen-Orient "ne seraient pas en sécurité pour très longtemps" sans la protection des États-Unis. "Le monopole OPEP doit baisser ses prix maintenant", avait-t-il ordonné.

Le fait que les États-Unis prétendent "protéger la sécurité et la survie des pays producteurs" de pétrole est la "pire insulte faite aux alliés de l'Amérique dans la région", a réagi M.Zanganeh. "L'OPEP est une organisation indépendante et le restera avec un peu de chance", a-t-il ajouté.

Des représentants de l'OPEP et de ses partenaires se rencontrent dimanche à Alger pour éventuellement amender un accord de limitation de la production datant de 2017. Cela aurait pour but de "compenser la baisse de la production de l'Iran", a estimé le ministre iranien.

L'Arabie saoudite et la Russie, deux des trois plus grands producteurs mondiaux avec les États-Unis, avaient déjà appelé en juin à modifier l'accord pour leur permettre d'augmenter leur production et ainsi compenser les pertes de la production causées par les sanctions américaines contre l'Iran.

Membre fondateur du cartel pétrolier, l'Iran, bête noire de Washington, est sous le coup de sanctions faisant suite à la décision de M. Trump de se retirer de l'accord de 2015 sur le nucléaire.

La production pétrolière de l'Iran a atteint ses plus bas niveaux depuis juillet 2016. De grands clients comme l'Inde ou la Chine ont pris leurs distances avec Téhéran, en raison d'un deuxième round de sanctions contre le secteur énergétique iranien qui devraient se concrétiser d'ici début novembre.


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