L'Iran au menu d'une rencontre entre Boris Johnson et John Bolton

  • AFP
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Le Premier ministre britannique Boris Johnson s'entretiendra lundi après-midi de l'Iran avec le conseiller à la sécurité nationale de la Maison Blanche, John Bolton, en visite à Londres, a indiqué un porte-parole du 10 Downing Street.

Les deux hommes discuteront d'"un éventail de questions de sécurité, dont l'Iran", a déclaré le porte-parole.

Il s'agit du la visite au plus haut niveau d'un représentant de l'administration américaine depuis que Boris Johnson a succédé à Theresa May le 24 juillet.

"Je (...) discuterai de toute une série de questions de sécurité nationale et économiques avec des représentants officiels à Londres", avait tweeté M. Bolton samedi, avant son départ pour la capitale britannique.

Parmi les sujets épineux figure aussi la question de l'éventuelle participation du géant chinois Huawei, soumis à des sanctions américaines, dans le développement du réseau 5G au Royaume-Uni alors que Washington tente de convaincre ses alliés occidentaux d'exclure le groupe de télécoms du déploiement de la 5G sur leur sol.

L'exécutif britannique doit encore rendre sa décision dans ce dossier.

Selon des médias américains et britanniques, M. Bolton -- un des faucons de l'administration Trump -- doit également s'entretenir avec d'autres membres du gouvernement britannique lors de sa visite de deux jours, lundi et mardi, notamment le ministre des Finances Sajid Javid et celui chargé du Brexit, Steven Barclay.

Interrogée par l'AFP, l'ambassade des Etats-Unis à Londres n'a pas confirmé.

Le 5 août, le gouvernement britannique avait annoncé qu'il participerait à une "mission de sécurité maritime" aux côtés des Etats-Unis afin de protéger les navires marchands dans le détruit stratégique d'Ormuz, dans le Golfe.

La région est en proie à des tensions croissantes depuis le retrait américain de l'accord nucléaire iranien en 2018, suivi du rétablissement de lourdes sanctions américaines contre l'Iran.

Londres avait toutefois assuré que ce rapprochement avec les Etats-Unis ne modifiait en rien sa volonté, à l'instar des autres pays européens, de préserver l'accord limitant les activités nucléaires iraniennes.

Selon le porte-parole du 10 Downing Street, la position britannique est inchangée dans ce dossier.

Par ailleurs, le Royaume-Uni espère ardemment nouer un accord commercial ambitieux avec Washington après le Brexit.

Le président américain Donald Trump, qui ne manquait pas de critiquer Theresa May sur sa stratégie sur le Brexit, a marqué son soutien à Boris Johnson et affirmé fin juillet que leurs deux pays avaient déjà entamé des discussions commerciales.

Après avoir rencontré à Washington le chef de la diplomatie britannique Dominic Raab, le vice-président américain Mike Pence a annoncé vendredi qu'il se rendrait à Londres "début septembre afin de réaffirmer la relation spéciale, durable et incassable" entre les deux pays.

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