Les 220 000 salariés de la filière nucléaire "apprécient" le plan de relance de l'atome annoncé jeudi par Emmanuel Macron, mais souhaitent obtenir des garanties sur "qui va construire les EPR", a déclaré le secrétaire général du premier syndicat du secteur, la CGT Mines-Energie.
"Les 220 000 salariés de la filière apprécient les annonces, même si beaucoup de questions restent en suspens", a souligné Sébastien Menesplier, secrétaire général de la CGT Mines-Énergie sur France Info, après l'annonce par le président de la République à Belfort de la construction de 6 à 14 nouveaux réacteurs nucléaires EPR d'ici à 2050.
"Les élections présidentielles sont très proches, on est très méfiants (...) Emmanuel Macron a eu ces mêmes annonces il y a quelques mois au Creusot et depuis, il ne s'est rien passé. Ce sont des annonces certes positives, mais qu'est-ce qui va suivre ? On a beaucoup de questions", a-t-il ajouté.
En particulier, la CGT aimerait que l'État "donne les garanties" à EDF pour pouvoir bâtir et exploiter les nouveaux EPR. "La question fondamentale, c'est comment on va construire et qui finance", a résumé le responsable syndical. "Si c'est demain Total (TotalEnergies, NDLR), qui vient d'annoncer un record de robustesse financière, pour nous ça pose un problème, car on n'est plus dans la maîtrise publique" du projet, s'est-il inquiété.
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