L'Autorité de sûreté nucléaire (ASN) a annoncé lundi avoir reçu 22 signalements dans le cadre de son nouveau dispositif visant à lutter contre la fraude, dont certains font l'objet "d'investigations plus approfondies".
Le gendarme du nucléaire a notamment reçu sept de ces signalements sur son portail destiné aux lanceurs d'alerte, ouvert en novembre dernier. "Certains signalements sont caractéristiques d'une fraude potentielle", précise-t-il dans un communiqué. "Ces cas, en faible nombre, font l'objet d'investigations plus approfondies de la part de l'ASN".
L'Autorité a par ailleurs déjà effectué quatre signalements auprès du procureur dont "la nature exacte est couverte par le secret de l'instruction".
Les irrégularités signalées par les lanceurs d'alerte concernent des domaines "variés": installations nucléaires, activités nucléaires médicales ou encore organismes agréés, selon un premier bilan réalisé par l'ASN. Il portent parfois sur des aspects techniques, par exemple l'emploi de matériaux inadaptés ou l'absence de réalisation de certains contrôles.
Les irrégularités peuvent aussi être d'ordre organisationnelle, certaines activités ayant été réalisées par des personnes ne disposant pas des compétences nécessaires.
La nécessité de lutter contre les fraudes était devenue impérieuse après la découverte en 2016 d'irrégularités dans la fabrication de composants de l'usine Creusot Forge, alors dans le giron du groupe Areva. Ce scandale avait conduit l'ASN à resserrer sa vigilance anti-fraude avec une série de mesures.
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