Nucléaire : nouveau retard pour l'EPR finlandais d'Olkiluoto

  • AFP
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L'électricien finlandais TVO a annoncé vendredi que le chantier du réacteur EPR d'Olkiluoto, construit par le consortium Areva-Siemens et qui accuse déjà dix ans de retard, avait pris au moins six semaines de retard supplémentaire sur le dernier plan de marche envisagé cet été.

En juillet, Areva disait tabler sur un chargement du combustible en janvier 2020, et non pas en juin 2019 comme espéré jusqu'alors. Une première connexion au réseau, auparavant envisagée en octobre 2019, était attendue en avril 2020, et le démarrage de la production en juillet 2020 au lieu de janvier, soit six mois plus tard.

"Selon les renseignements fournis par le prestataire, le projet accuse maintenant un retard de six semaines" supplémentaires, selon un communiqué de l'opérateur finlandais qui ne fournit pas de calendrier actualisé. "Bien que l'achèvement de l'unité d'installation soit encore retardé, nous sommes très près d'atteindre la phase de chargement du combustible et de mise en service" de l'EPR, a souligné Jouni Silvennoinen, directeur du projet OL3, cité dans le communiqué.

L'EPR finlandais, réacteur de troisième génération situé dans le sud-ouest du pays, devait initialement être mis en service en 2009, mais le chantier lancé en 2005 a connu d'importants retards et surcoûts.

TVO avait signé en mars un accord pour mettre fin au contentieux avec ses fournisseurs. Selon les termes de cet accord, Areva va verser 450 millions d'euros à son client TVO "en compensation de sa responsabilité dans les retards".

Mais il prévoyait aussi un système de bonus-malus : Areva et ses partenaires pouvaient recevoir jusqu'à 150 millions d'euros si le projet était achevé avant fin 2019, mais ils peuvent payer jusqu'à 400 millions d'euros supplémentaires en cas de nouveau retard au-delà de cette échéance. Ce système des bonus/malus devrait donc s'enclencher fin 2019. Areva avait précédemment évoqué un malus de 20 millions d'euros par mois de retard.

Commentaires

Rochain

On va bien se garder de dire aux français que ce sont eux qui vont les payer ces Malus
L'EPR une véritable catastrophe que l'on essaie de faire passer pour une excellente affaire.
Sur les 6 EPR dans le monde AUCUN ne s'est passé comme prévu tous ont accumulé des dépassement de budget quelque fois pharaoniques et multiplié les délais de construction quelquefois par 4. Ceux qui s'en sont sorti en limitant les dégâts avec des délais de construction SEULMENT doublés sont les chinois.
Serge Rochain

Maume

EPR de Flamanville retardé pour de fausses raisons. Des lignes vapeur qui non rien de nucléaire, et dont on redoute une rupture brutale. De l'acier carbone fragile à plus 310°C du jamais vu!

Rochain

Ca vous ennuie tant que ça que chaque jour apporte la preuve que le nucléaire a son avenir derrière lui ? La seule chose qui m'intéresse est d'avoir de l'énergie électrique produite proprement, sans danger, en quantité suffisante, et au prix le plus bas. Le reste n'est que parti-pris.
Serge Rochain

Serge

Il y a dans le monde beaucoup de puissances qui voient dans le nucléaire l'avenir devant eux. Ils ont été intéressés par une énergie propre, sans danger en quantité suffisante et avec le prix qu'ils estiment le plus bas.
Mais la Russie, les Etats Unis, la Chine, l'Inde et bien d'autres n'ont certainement pas les connaissances suffisantes pour bien décider.

Rochain

Il est facile de dire que le monde entier se rue sur le nucléaire…. ce n'est là que du blabla, il faut le prouver et là c'est une autre paire de manches.
Vous prenez seulement vos désirs pour des réalités, Le % du nucléaire dans le Mixe électrique des USA comme dans celui de la Chine par exemple diminue au profit des ENR, comme dans le monde entier. Dire qu'ils sont intéressés ne démontre en rien qu'ils y voient leur avenir. En permanence une bonne gestion consiste au moins à surveiller l'état et les promesses potentielles de toutes les sources d'énergie. Mais on constate que dans les faits, la part du nucléaire dans le mixe mondial qui a autrefois atteint 15% est en régression avec aujourd'hui à peine 10% contre 25% d'ENR, dont 10% des nouveaux ENR, solaire et éolien qui étaient nuls il n'y a encore que 15 ans.
Les nucléocrates français passent leur temps à stigmatiser l'Allemagne, qui a franchement tourné le dos au nucléaire, en rependant des fake news selon lesquelles ce serait le charbon qui aurait remplacer le nucléaire par exemple. Mais voila qui est impossible à prouver en relevant la part des différents apports dans leur mixe énergétique à travers le temps :
https://www.revolution-energetique.com/apres-la-sortie-du-nucleaire-lal…
Prouvez ce que vous dites, le blabla inconsistant ne m'intéresse pas.

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