Une hausse contenue après un nouveau gain
Vers 22H20 GMT, le baril de West Texas Intermediate progressait de 2,63%, à 72,29 dollars. Cette référence américaine du pétrole avait déjà gagné 2,76% lors de la séance précédente.
Le mouvement reste qualifié de modéré au regard des tensions militaires signalées au Moyen-Orient. Les cours demeurent aussi nettement en dessous des niveaux atteints au début du conflit, malgré la réaction immédiate du marché aux dernières frappes.
Le WTI constitue, avec le Brent, l’une des deux principales références internationales utilisées pour les échanges de brut. La progression observée à l’ouverture asiatique traduit surtout une prime de risque liée à la sécurité maritime et aux flux d’exportation dans le Golfe.
Le détroit d’Ormuz revient au centre du risque pétrolier
Le commandement militaire américain pour le Moyen-Orient, le Centcom, a annoncé une « série de frappes puissantes » contre Téhéran. Selon l’armée américaine, ces opérations répondent aux « attaques iraniennes » visant le trafic maritime.
L’agence britannique de sécurité maritime UKMTO a indiqué que plusieurs navires avaient été touchés depuis lundi soir dans le détroit d’Ormuz. Ce passage entre l’Iran et Oman concentre une part importante des exportations d’hydrocarbures du Golfe vers les marchés asiatiques.
Le détroit d’Ormuz a vu transiter en moyenne 20 millions de barils par jour de pétrole et produits pétroliers en 2024, soit environ 20% de la consommation mondiale de liquides pétroliers, selon l’Energy Information Administration américaine. L’Agence internationale de l’énergie indique également qu’en 2025 près de 15 millions de barils par jour de brut, soit environ 34% du commerce mondial de brut, y ont circulé.
Les prix restent loin des pics du conflit
La réaction du marché pétrolier reste moins marquée que lors des premières phases du conflit. Le niveau de 72,29 dollars pour le WTI signale une remontée des primes de risque, sans retour aux seuils plus élevés observés au début des hostilités.
Les opérateurs surveillent surtout la continuité du trafic dans le détroit d’Ormuz, où les incidents contre des navires peuvent affecter les anticipations d’approvisionnement, les coûts d’assurance maritime et les arbitrages de cargaisons. La dépêche ne fait pas état, à ce stade, d’une interruption complète des flux pétroliers dans cette voie maritime.
La prochaine indication de marché viendra des échanges américains, après une séance précédente déjà positive pour le WTI et une ouverture asiatique marquée par une hausse de 2,63% à 22H20 GMT.