Pétrole: l'OPEP aurait nettement limité sa production en janvier

  • AFP
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L'OPEP a encore fortement réduit sa production en janvier, avec un effort marqué de l'Arabie saoudite, conformément à ses engagements pour soutenir les cours, tandis que celle du Venezuela n'en finit plus de ralentir.

La production totale du cartel a atteint 30,81 millions de barils par jour (Mb/j) le mois dernier, soit 797 000 barils par jour de moins qu'en décembre, selon des sources secondaires (indirectes) citées par l'Organisation des pays exportateurs de pétrole dans son rapport mensuel. L'Arabie saoudite a encore fortement contribué à l'effort de limitation de la production, en pompant 350 000 barils par jour de moins qu'en décembre.

Les Émirats Arabes Unis, le Koweit ou encore l'Angola se sont aussi restreints sur cette période. Le Venezuela, touché par de graves troubles politiques, a encore vu sa production diminuer de 59 000 barils par jour. Le cartel semble ainsi tenir sa promesse de pomper moins d'or noir, comme il s'y est engagé en décembre dans le cadre d'un accord avec d'autres pays producteurs, notamment la Russie. Ces pays tentent ainsi de soutenir les cours, qui se sont effectivement repris ces dernières semaines après une chute en décembre.

L'OPEP estime par ailleurs que les pays extérieurs à l'organisation devraient produire un peu plus que prévu cette année, avec une contribution plus importante que prévu en provenance du golfe du Mexique aux États-Unis.

Côté demande, l'OPEP a légèrement revu en baisse se prévision de la croissance. Elle est désormais attendue à 1,24 Mb/j (contre 1,29 Mb/j auparavant) pour atteindre une demande moyenne de 100 Mb/j en 2019. Ce changement fait suite à des prévisions économiques moins optimistes pour l'Amérique du Nord et l'Europe. "Avec une dynamique économique qui devrait se ralentir cette année, l'économie des principaux pays consommateurs représente un facteur clef à surveiller", note l'OPEP.

Le cartel fait aussi la liste des "incertitudes supplémentaires affectant la croissance de la demande de pétrole cette année". Y figurent les tensions commerciales, la substitution au pétrole d'autres énergies (notamment le gaz), ou encore les programmes de subventions ou d'économies d'énergie, notamment dans le secteur des transports.

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