Prix de l'essence : les majors pétrolières « empochent la différence », dénonce Joe Biden

  • AFP
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Le président Joe Biden a de nouveau accusé mardi les majors pétrolières d'être en partie responsables des hauts prix de l'essence, alors que son administration use de tous les moyens, y compris ses réserves d'urgence, pour faire baisser les prix à la veille des départs de fin d'année.

"Le prix de l'essence sur le marché de gros a chuté d'environ 10% au cours des dernières années, mais le prix à la pompe n'a pas bougé d'un centime", a déclaré Joe Biden à la Maison Blanche. "En d'autres termes, les sociétés d'approvisionnement d'essence paient moins et gagnent beaucoup plus", a-t-il déclaré, accusant les entreprises d'"empocher la différence" entre les prix de gros et de détail. "C'est inacceptable", a-t-il lancé. "Les prix de l'essence à la pompe sont trop hauts à l'heure actuelle (...) mais on va tourner la page au début de 2022", a promis pour sa part la secrétaire de l'Énergie de l'administration Biden, Jennifer Granholm.

Le président américain a ordonné de puiser dans les réserves stratégiques américaines à hauteur de 50 millions de barils en coordination avec d'autres pays. L'initiative, la plus volumineuse jamais prise par les États-Unis, selon la ministre de l'Énergie, vise à faire baisser les cours du brut qui ont grimpé de 60% depuis un an. "Nous pensons qu'en décembre le prix du gallon (3,78 litres) descendra à 3,19 dollars" contre 3,40 dollars mardi en moyenne dans le pays, et "qu'il descendra encore en janvier", a encore prédit la ministre.

La semaine dernière, Joe Biden avait exhorté l'autorité de la concurrence, la Federal Trade Commission (FTC), à examiner les causes de la flambée nationale de l'essence, affirmant que les compagnies pétrolières avaient augmenté les prix à la pompe alors même que leurs dépenses diminuaient et que leurs bénéfices montaient en flèche.

"Le président a envoyé une lettre à la FTC pour enquêter pourquoi il y a tant de différence entre le prix de l'essence non-finie et son prix à la pompe", a ajouté la ministre de l'Énergie. "Si l'on s'en tient aux moyennes historiques, aujourd'hui on devrait payer 30 cents de moins à la pompe", a-t-elle assuré.

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