Énergies renouvelables: le groupe Engie se dit bien avancé dans ses objectifs

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Engie s'est montré confiant mardi dans sa capacité à accélérer dans les énergies renouvelables, estimant avoir déjà installé ou sécurisé une grande partie des nouvelles capacités visées d'ici 2021.

Lors de la présentation de son nouveau plan stratégique fin février, le groupe avait annoncé son ambition de construire à travers le monde 9 gigawatts (GW) de capacités supplémentaires dans les renouvelables sur la période 2019-2021. L'ex GDF-Suez accélère donc dans ce domaine avec environ 3 GW par an contre 0,5 GW en moyenne sur la période 2012-2018. "Ça nous positionne dans le top trois au niveau mondial en termes de rythme de développement", a souligné Gwenaëlle Avice-Huet, directrice générale adjointe, lors d'une conférence de presse.

Sur cet objectif, Engie compte "8,5 GW qui sont soit déjà mis en service, soit déjà sécurisés", en majorité dans l'éolien, a précisé la responsable. Elle a aussi évoqué une liste additionnelle "de projets qui est relativement avancée, qu'on va affermir et sécuriser pour pouvoir développer les 500 MW additionnels" et ainsi atteindre les 9 GW. Engie indique aussi viser spécifiquement des contrats plus complexes et à haute valeur ajoutée.

La moitié des nouveaux projets développés d'ici à 2021 le seront ainsi dans le cadre de "PPA" (pour "power purchase agreements"), des contrats d'achat de gré à gré négociés sur le long terme entre le producteur d'énergie et ses clients, des entreprises ou des collectivités locales. Ce type de contrat, déjà très en vogue aux États-Unis, se développe désormais en Europe.

En France, où Engie revendique la place de numéro un de l'éolien (devant EDF) et du solaire (devant Neoen), le groupe a par ailleurs salué "un vrai effort qui a été réalisé ces dernières années pour simplifier" les procédures administratives et juridiques. Mais il existe toujours un certain nombre de "points d'amélioration", a estimé Gwenaëlle Avice-Huet.

Elle a notamment regretté des difficultés pour le "repowering", qui consiste à installer des nouvelles éoliennes plus performantes sur un site existant. "Ces projets sont considérés comme des nouveaux projets, donc on est repartis pour sept ans d'instruction" pour obtenir chaque autorisation, a-t-elle souligné.

Commentaires

François Cordelle

Ce qui est important et vrai est que la France est le pays du monde qui émet le moins de CO² par habitant, notamment grâce au fait que son énergie électrique ne provient de combustibles fossiles (essentiellement gaz) que pour 2 à 3 % du total produit. Ces quelques % sont d'ailleurs imposés pour pallier le caractère aléatoire et intermittent des énergies solaire et éolienne. Il ne faut pas oublier que 80 % de l'énergie produite provient des centrales nucléaires, sans émissions de CO².

Blin Jean

Alors que la France est exportatrice nette chaque année de 15% d'électricité, que sa production électrique est décarbonnée et émet 6 % des GES nationaux (où en est la lutte contre les autres 94% de GES émis par l'industrie, les transports, et tous les autres secteurs productifs ?), que la baisse des GES ne pourra passer que par la baisse des consommations d'énergie (isolations, éducation, comportements) ENGIE et ses pareils exige encore et encore de piller nos factures par la règle "Cochet" de 2001 des 0,08 cts€ le KW éolien au lieu des 0,04cts€ toujours actuels des 95 % des productions électriques françaises. Les spéculateurs n'en n'auront jamais assez !

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