Rénovation énergétique : MaPrimeRénov' de nouveau accessible pour les travaux simples

  • AFP
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Le dispositif phare d'aide à la rénovation énergétique MaPrimeRénov' est de nouveau accessible mercredi pour effectuer des travaux simples, sans avoir à réaliser de diagnostic de performance énergétique (DPE), a indiqué dans un communiqué le ministère de la Transition écologique.

Jusqu'à fin 2024

L'ambition du gouvernement de recentrer ses aides sur les rénovations lourdes et efficaces s'est heurtée à des difficultés concrètes remontées par les professionnels du bâtiment, l'accusant de mettre à l'arrêt les chantiers. Début mars, le gouvernement a annoncé que ce recentrage serait reporté au 1er janvier 2025.

Depuis le 1er janvier 2024, MaPrimeRénov', dotée en 2023 de quelque 2,5 milliards d'euros mais dont les crédits n'ont pas été totalement consommés, était davantage soumise à conditions, dans le but de l'allouer davantage à des rénovations "d'ampleur" et moins à des "mono-gestes".

À partir du 15 mai, il redevient possible "jusqu'à la fin de l'année 2024" de solliciter l'aide pour des travaux simples comme changer une fenêtre ou isoler seulement une toiture. Il ne sera plus obligatoire de les associer à un changement de chauffage et les propriétaires ne seront plus tenus d'effectuer un DPE pour prétendre à l'aide.

MaPrimeRenov' 2024 : conditions, tableau des montants et démarches

Un augmentation sabrée du budget 2024 de MaPrimeRénov'

Enfin, les propriétaires de logements classés F ou G, les étiquettes les moins performantes, ne seront pas tenus de s'engager dans une rénovation d'ampleur.

La rénovation énergétique des logements est cruciale pour atteindre les objectifs climatiques de la France, l'usage des bâtiments représentant près d'un cinquième des émissions de gaz à effet de serre du pays.

Elle bénéficie depuis plusieurs années de moyens financiers importants, mais souffre des coupes budgétaires annoncées fin février par Bercy, l'augmentation du budget 2024 de MaPrimeRénov' ayant été sabrée à 600 millions contre 1,6 milliard annoncé initialement.

Tous les propriétaires, quels que soient leurs revenus, qu'ils occupent leur logement ou qu'ils le mettent en location, peuvent bénéficier du dispositif, rappelle le ministère.

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