Le groupe français Rubis, optimiste sur son développement, voit son bénéfice net chuter de 11% au 1er semestre

  • AFP
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Le groupe français Rubis, spécialisé dans le stockage et la distribution de produits pétroliers, a fait état jeudi d'un bénéfice net en recul de 11% au premier semestre, plombé par la crise sanitaire, mais dit étudier tout projet de développement à l'avenir.

Entre janvier et juin 2020, le bénéfice net a atteint 139 millions d'euros. À périmètre constant, il accuse une chute de 30%, tout comme le chiffre d'affaires qui dépasse les 2 milliards d'euros sur la période. "L'effet Covid" a été concentré sur le deuxième trimestre "avec des volumes tous produits commercialisés par Rubis Énergie en baisse de 42% au plus fort en avril, suivi d'un retour progressif à la normale depuis début juillet, avec la fin du confinement", explique le groupe dans un communiqué.

La chute des prix du pétrole dès mi-mars "s'est traduite par des effets stocks négatifs immédiats, partiellement recouverts" à la fin du deuxième trimestre et par une réduction des marges en distribution. Sur la période, le groupe a enregistré la plus-value de cession de 83 millions d'euros liée à la cession de 45% de Rubis Terminal au fonds américain I Squared Terminal. Cela a permis d'atténuer le poids des produits et charges opérationnels qui se sont élevés au total à 74 millions d'euros.

Le groupe industriel français souligne s'être quasi désendetté, à 52 millions d'euros contre 637 millions d'euros à fin décembre, notamment grâce à la réorganisation de "Rubis Terminal", devenue une coentreprise. Cette dernière a par ailleurs signé un protocole "pour le rachat de TEPSA, le leader du stockage en Espagne", fort de 900 000 m3 de capacités de stockage. Cette opération, qui doit être finalisée durant le quatrième trimestre, va accroître les positions de Rubis Terminal en chimie avec une ouverture en Méditerranée.

Malgré la crise, "l'activité globale a finalement démontré une très forte résistance" particulièrement des secteur GPL, résidentiel et agroalimentaire, estime le groupe.

Si la branche "Rubis Énergie" - qui comprend l'activité de distribution finale de l'ensemble des produits pétroliers, GPL et bitume en Europe, Caraïbes et Afrique - a vu son activité "fortement dominée par l'effet dépressif de la Covid", les secteurs proches du consommateur final ont bien résistés, comme "les segments bouteilles et petit-vrac résidentiel de GPL", est-il précisé dans le communiqué. Sauf si une nouvelle période de confinement survenait, le groupe français table sur une normalisation de son activité au second semestre. Il indique aussi étudier "des projets de développement tant organique que par acquisition".

Commentaires

Renzo BEE

Le GPL (Bio ou non) une énergie méconnue, maltraitée par les décideurs et les médias, et pourtant inévitable dans les pays en développement, la seule à combattre immédiatement la déforestation, la pollution de la cuisson à la biomasse et à permettre le développement des réseaux électriques par sa capacité à absorber les pics de consommation pour la cuisson.

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