Huit nouveaux puits envisagés
La Société du pétrole du Sénégal (Petrosen) discute avec Woodside Energy, opérateur australien du champ offshore de Sangomar, d'une nouvelle étape de développement qui pourrait démarrer à l'horizon 2028. Thierno Seydou Ly, directeur général de Petrosen, a évoqué jeudi à Dakar « à peu près huit puits supplémentaires » dans le schéma actuellement étudié. Ces forages doivent servir à maintenir la production du champ, voire à l'accroître si les arbitrages techniques le permettent. « Nous espérons qu'à l'horizon 2028, on pourra vraiment entrer dans cette phase 2 », a déclaré Thierno Seydou Ly, en marge d'une rencontre consacrée aux secteurs pétrolier et gazier.
Petrosen et Woodside Energy examinent les infrastructures nécessaires, les volumes attendus, ainsi que les paramètres financiers et fiscaux associés à cette deuxième phase. Les investissements à engager n'ont pas encore été arrêtés. « Dans les prochains jours, on pourra avoir plus de visibilité sur le coût d'investissement de cette phase », a indiqué Thierno Seydou Ly.
La première phase de Sangomar a fait l'objet d'une décision finale d'investissement le 9 janvier 2020 et portait sur 23 puits de production, d'injection d'eau et d'injection de gaz. Woodside indique que cette phase repose sur le FPSO Léopold Sédar Senghor, dimensionné pour 100 000 barils par jour et doté d'une capacité de stockage de 1,3 million de barils.
Début de la production sénégalaise en juin 2024
Le Sénégal a commencé en juin 2024 sa production de pétrole sur le champ offshore de Sangomar. Woodside a indiqué dans ses résultats 2024 que Sangomar avait atteint sa capacité nominale de 100 000 barils par jour dans les neuf semaines suivant le démarrage. Le groupe a aussi fait état de plus de 13 millions de barils équivalent pétrole produits par le champ à la fin de 2024.
Le Sénégal est aussi devenu producteur de gaz à la fin de 2024 avec le projet Grand Tortue Ahmeyim, partagé avec la Mauritanie à leur frontière maritime. Selon Kosmos Energy, partenaire du projet opéré par bp, le gaz de la phase 1 a commencé à circuler fin décembre 2024 et l'installation doit permettre de produire environ 2,3 millions de tonnes de GNL par an une fois totalement mise en service.