Une sortie programmée du réseau sud-africain

La transaction porte sur Shell Downstream South Africa, filiale qui regroupe les activités aval du groupe britannique dans le pays. L'opération devrait être bouclée en 2027, sous réserve des étapes nécessaires à sa finalisation. Shell inscrit cette vente dans la réallocation de son portefeuille vers les marchés considérés comme prioritaires par le groupe. Adnoc a indiqué que l'accord valorisait l'ensemble de la société à environ un milliard de dollars. La marque Shell ne disparaîtra pas du marché sud-africain après la cession prévue. Elle restera utilisée dans le cadre d'accords de licence, tandis que les clients conserveront l'accès aux carburants et lubrifiants du groupe.

Pour Adnoc, la compagnie pétrolière nationale d'Abou Dhabi, l'achat de Shell Downstream South Africa doit accélérer son développement hors de son marché domestique. Adnoc présente l'opération comme un levier pour devenir un acteur mondial de la distribution de carburants et des services de mobilité. Le groupe émirati estime que « cette acquisition constitue une étape majeure » dans cette stratégie internationale. L'opération renforce aussi sa présence commerciale sur le continent africain, où le réseau sud-africain de Shell constitue un actif aval dense.

La production gazière de Shell recule au deuxième trimestre

Dans une communication séparée publiée avant ses résultats trimestriels, Shell a signalé une baisse marquée de sa production gazière au deuxième trimestre 2026. Le groupe l'attend entre 620 000 et 650 000 barils équivalent pétrole par jour, contre 909 000 au premier trimestre. Shell attribue ce repli aux effets du conflit au Moyen-Orient sur les volumes provenant du Qatar. Le groupe indique toutefois que ses activités de négoce de gaz devraient afficher des performances « nettement supérieures » à celles du premier trimestre.

À la Bourse de Londres, l'action Shell gagnait près de 3 % en début de séance. Dan Coatsworth, responsable des marchés chez AJ Bell, a relevé que « Les investisseurs ont accueilli avec soulagement l'annonce de Shell selon laquelle les résultats au deuxième trimestre de sa division Gaz intégré seraient meilleurs que prévu ». Selon Dan Coatsworth, Shell a également bénéficié de la hausse des prix du pétrole, facteur de soutien pour le titre en début de séance londonienne.