Sortie du charbon : l'UE enquête sur les indemnités promises par Berlin aux exploitants de centrales

  • AFP
  • parue le

La Commission européenne a annoncé mardi l'ouverture d'une enquête approfondie sur les 4,35 milliards d'euros d'indemnisations que Berlin prévoit d'accorder aux exploitants pour la fermeture anticipée des centrales au charbon en Allemagne.

"Notre rôle consiste à préserver la concurrence en veillant à ce que l'indemnisation accordée aux exploitants des centrales fermant plus rapidement que prévu soit limitée au minimum nécessaire. Les informations dont nous disposons actuellement ne nous permettent pas de confirmer avec certitude que tel est le cas", a expliqué la commissaire européenne à la Concurrence, Margrethe Vestager, citée dans un communiqué.

La loi allemande prévoit d'abandonner progressivement le charbon pour la production d'électricité d'ici 2038. Pour encourager la fermeture anticipée des centrales, Berlin prévoit de passer des accords avec les exploitants et de les indemniser à hauteur de 4,35 milliards d'euros pour le manque à gagner subi, mais aussi pour les coûts supplémentaires de réhabilitation des mines.

À l'issue d'une enquête préliminaire, la Commission estime qu'une telle indemnisation "est susceptible de constituer une aide d'État" non conforme aux règles européennes.

Bruxelles explique dans son communiqué que ses inquiétudes portent notamment "sur la proportionnalité des indemnités". "La Commission doute qu'indemniser les exploitants pour le manque à gagner à très long terme corresponde au minimum requis", précise-t-elle.

Commentaires

EtDF

Comme la troupe du splendide
Bienvenue à Windy Galas, Darla dirla dada, Y'a du soleil et Ursula Darla dirla dada, On va charbonner jusque là, Darla dirla dada, Pousse le Stream 2 et brûle l'métha, Darla dirla dada
Ben voyons: Le pays d'à côté qui "danse la loi énergétique européenne" est le plus déployé en EnRI (PV, Wind Mill, Méthanation), mais il émet 5-6 fois plus de CO2 que les pauvres gaulois avec un kWh 1.75 fois plus cher là-bas , chercher l'erreur, ils sont amené à continuer à brûler du charbon.. jusqu'en 2038.. Ils brûlent du charbon et "pallient" à l'intermittence de leur énorme parc EnRi, (avant de devoir nécessairement ....brûler du gaz russe à peine plus propre). Pour l'instant il faut et jusque 2038 subventionner les pauvres charbonniers, bien sûr les contribuables et les consommateurs d'électricité européens vont contribuer à cette belle transition, charbonnier est maître chez lui!! Et en même temps nous devrions fermer 10-14 centrales nucléaires d'ici 2035, et en même temps nous devrions être passé massivement à la voiture électrique d'ici 2030... Heureusement, en même temps l'Europe nous donne des sous (nos impôts pour ne pas être naïf) pour installer moult renouvelables.. on va en prendre plein la Gaule paraît il! Seulement que les constructeurs et installateurs sont essentiellement allemands (et danois) - c'est la seule branche de Siemens qui tient la route disent ils... Les sociétés gérant ces turbines sont Allemands, Japonais et même Chinois, avec un prix de rachat d'une électricité EnRi prioritaire sur le nucléaire et l'hydraulique à un prix de rachat deux fois plus avantageux (grâce à nos factures EdF et taxes transports...et impôts sans aucun doute). De plus ces exploitants re-touchent à la rente Carbone...
Bref quand nous serons amenés à voyagez batterie lithium sous le siège, avec moins d'électricité non intermittente mais exempte de carbone nous aurons une double option.. 1 - faire de l"éolien et du PV à 60% et même à 100% d'EnRi disent des bonnes âmes bien eelvées, et 2 - en même temps nous brancher sur le poêle à charbon (jusqu'en 2038!) ou la gazinière d'outre Rhin, le Siegfried de la gabelle énergétique y ayant bien sûr son trône...
Alors on nous parle du devoir (?) de sobriété à court terme (et aussi de collapse pour les plus déprimés).. bien sûr nous serons devenus sobres puisqu'à ce train nous n'aurons plus rien, en tout cas ce n'est pas dans un tel schéma que l'on voit relocaliser l'industrie et en même temps créer des emplois.
Pour ceux qui ont encore des doutes, sur l'éolien (PV et Méthanisation, mêmes méfaits du tabac.. pardon du CO2 indirect) lire Fabien Bouglé, "Eoliennes, la face noire de la transition écologique" Editions du Rocher... (publicité n'est pas prise d'intérêt, je ne connais pas Fabien!).
En même temps, je me pose une question stupide pour terminer: Combien de membres du Conseil national de la transition écologique ont lu cet ouvrage très très documenté.. je ne parle pas des Affairés du Siècle.. ainsi soit-il.
A mettre dans toutes les mairies en attendant (36 000 x 16 €.. c'est supportable pour le plan de la transition... Énergétique).
Bon courage à Ursula avec ses mineurs (gilets noirs??), nous on a les jaunes... déjà!
A une prochaine occasion, j'espère, j'ajouterai quelques mots quant aux 7 milliards du plan "'hydrogène à tous les étages"..

Davi

Écrire que “ brûler du gaz russe à peine plus propre” est vraiment une approximation trop grande, le charbon émet 2,3 fois plus de CO2 que le gaz naturel (méthane) qui en plus n’émet pas d’autres produits dangereux comme les particules fines et des résidus de combustion. Le gaz est un excellent combustible pour la phase de transition énergétique et peut jouer un rôle très positif dans la production d’hydrogène avec, bien sur séquestration du CO2 ainsi produit, dans des réservoirs sous-terrains (par ex anciens gisement de pétrole et de gaz !!). Pour cela il suffit d’implanter l’usine de production d’hydrogène a proximité d’anciens gisements (comme la région de Lacq où le bassin de Parentis où d’autres sites ) .

Lecteur 30

Pas grand chose à ajouter au procureur EtDF qui a à peu près raison sur tout ce qu'il a écrit. Montrer peut-être, à partir de l'exemple des subventions aux charbonniers allemands, la dimension internationale de l'attitude française devant le problème climatique ... Les Français activistes écologistes vont parvenir, avec la complicité d'un gouvernement qui continue à croire qu'il en tirera des bénéfices politiques (i.e. électoraux), à nous faire entrer dans une économie dite "verte" bien plus vite que nos voisins et bien plus vite que presque tous les autres et alors même que nous partons de bien plus bas, grâce à notre électricité beaucoup plus propre. La vitesse avec laquelle nous nous précipitons vers cet avenir vert n'aura évidemment aucun effet sur la Planète ni sur son climat (la France, 1% des émissions de GES, n'a aucun impact sur le climat mondial, restons modestes, sauf peut-être un peu plus de soft power ...). Par contre il est sûr que la verdure de notre future économie va s'accompagner de la poursuite de la désindustrialisation du pays, pourtant déjà spectaculaire depuis 30 ans (hier la responsabilité était à rechercher dans nos prélèvements obligatoires ... Nous adorons les records mondiaux). L'écologisme ardent qui anime nos écologistes va compléter le travail et va continuer à détruire les emplois d'aujourd'hui et de demain. Pendant ce temps là, l'Allemagne, la Pologne, l'Inde et la Chine vont continuer à produire du CO2 (fortes conséquences sur le climat partout, y compris en France) et ferons vivre leurs économies sans attendre comme nous les centaines de milliers d'emplois verts sur lesquels on n'a rien lu de sérieux, et sur lesquels les media n'ont commis aucun travail qui ne soit pas manipulé par des croyants. On anônne, on additionne, mais on ne prouve rien. Un exemple parmi mille:nous annulons (à juste titre me semble-t-il, pour l'instant) le dernier projet de développement aéroportuaire de CDG alors que la Chine, qui possède déjà près de 250 aéroports, prévoit d'en construire 150 de plus d'ici 2030 ... Et la combustion du charbon de nos voisins allemands continuera à émettre des GES ... Et que même si les européens et notamment nos amis allemands parviennent à doubler leur capacités éoliennes existantes (ce sera 2 fois la capacité nucléaire civil actuel de la France), le vent ne changera rien à ses habitudes, il ne soufflera pas tous les jours ... il pourra même ne pas souffler pendant plusieurs jours, voire plusieurs semaines .. Les Français seront devenus, grâce à Greenpeace et autres activistes, des petits bonhommes verts, sans boulot, sans argent, sans pouvoir. Ils n'auront même plus les moyens de faire venir chez eux les sympathiques et courageux Péruviens, Equatoriens et autres Sud-américains qui sont la main d'oeuvre saisonnière de nos producteurs de fruits, ces fruits dont les écologistes nous disent qu'ils sont produits en circuits courts ... Je m'égare: il faut absolument jouer la partition climatique - mais il ne faut pas aller plus vite que la musique: tout ceci doit se faire dans le cadre d'une coordination internationale moins bavarde mais beaucoup plus efficace. Le sujet climatique mérite de devenir le plus urgent des sujets internationaux: c'est l'avancement de tous, à la même vitesse, toutes choses étant égales par ailleurs qui garantie succès et équité de l'effort. L'Europe et ses règles de concurrence, tout à fait respectables par ailleurs, ne peuvent en aucun cas constituer une base diplomatique et technique pour s'assurer que chacun joue sa partition au même rythme que les autres. Dans cette sérieuse affaire, on ne veut pas de passagers clandestins. Techniquement, il faut un autre Chef d'Orchestre au niveau européen que les règles de la concurrence - et il faut également un orchestre symphonique massif au plan mondial.

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