Une production attendue proche de 2,4 Mbep/j
Le groupe français, qui doit publier ses résultats semestriels le 23 juillet, anticipait auparavant un effet moyen d'environ 360 000 barils équivalent pétrole par jour sur le trimestre. La production d'hydrocarbures du deuxième trimestre 2026 est désormais attendue proche de 2,4 millions de barils équivalent pétrole par jour.
TotalEnergies attribue cet écart à la montée progressive de sa production offshore aux Émirats arabes unis pendant le trimestre, puis au redémarrage en juin de la production dans d'autres pays de la région. Le groupe avait indiqué en avril que les arrêts ou réductions en cours au Qatar, en Irak et dans l'offshore émirati représentaient environ 15 % de sa production totale.
Selon les indicateurs trimestriels publiés par TotalEnergies, le Brent s'est établi en moyenne à 103,8 dollars par baril au deuxième trimestre 2026, contre 81,1 dollars au premier trimestre. Le prix moyen des liquides réalisé par le groupe a atteint 91,6 dollars par baril sur la période, hors activités de négoce.
Des volumes produits mais pas entièrement enlevés
Le relèvement de la production ne se traduira pas intégralement dans les comptes de l'exploration-production. TotalEnergies indique qu'une part significative, sans la chiffrer, des volumes produits au cours du trimestre n'a pas pu être enlevée et a donc été comptabilisée sur la base du prix du brut de fin juin, inférieur à 70 dollars le baril.
Cette contrainte devrait limiter le bénéfice comptable tiré du rebond des prix dans la branche exploration-production, principal contributeur à la rentabilité du groupe. TotalEnergies anticipe néanmoins pour cette activité des résultats en croissance et un flux de trésorerie supérieur d'environ 1 milliard de dollars à celui du premier trimestre.
Au premier trimestre 2026, la production d'hydrocarbures avait atteint 2,553 Mbep/j, stable sur un an, avec un effet négatif de 4 % attribué par TotalEnergies au conflit au Moyen-Orient. Hors cet effet, le groupe indiquait alors que sa production progressait d'environ 4 % sur un an, grâce aux démarrages et montées en régime de projets.
L'aval progresse, le GNL recule
Les activités aval sont attendues en forte hausse par rapport au premier trimestre, soutenues par l'amélioration des marges de raffinage et de pétrochimie. Les activités de négoce de pétrole devraient rester au même niveau élevé qu'au trimestre précédent.
L'indicateur de marge européenne de raffinage de TotalEnergies s'est établi à 13,5 dollars par baril au deuxième trimestre 2026, contre 11,4 dollars au premier trimestre, selon les indicateurs du groupe. Cet indicateur reflète un panier de bruts, de rendements en produits pétroliers et de coûts variables représentatif du système européen de raffinage de TotalEnergies.
La branche Integrated LNG devrait en revanche afficher une baisse significative de ses résultats et de son flux de trésorerie. TotalEnergies met en cause une contreperformance des activités de négoce de gaz, après un premier trimestre favorable à ces opérations.
Le titre recule avant les résultats semestriels
Vers 13 h 40 à Paris, l'action TotalEnergies cédait 2,73 % à 68,71 euros, dans un marché parisien en baisse de 0,95 %. Les analystes de RBC Capital Markets ont estimé que plusieurs indicateurs communiqués jeudi ressortaient inférieurs à leurs attentes.
Dans une note, RBC a toutefois relevé un élément favorable : « Le seul point positif est la production, où il semble que TotalEnergies a réussi à produire davantage aux Emirats arabes unis que ce que nous attendions ». Les résultats semestriels préciseront l'effet net de ces volumes, des prix et des contraintes d'enlèvement sur les comptes du groupe.
Au premier trimestre, TotalEnergies avait publié un bénéfice net de 5,8 milliards de dollars, en hausse de 51 % sur un an, porté par la hausse des prix du pétrole et du gaz ainsi que par ses activités de négoce. Le groupe indique aussi attendre au deuxième trimestre une baisse du besoin en fonds de roulement comprise entre 1 et 1,5 milliard de dollars, principalement liée à l'effet de la baisse des prix des hydrocarbures en fin de période sur les stocks.