Les discussions restent suspendues à l’arbitrage de Trump

Au deuxième jour du sommet de l'Otan organisé dans la capitale turque, le président américain a écarté l'idée d'un cessez-le-feu encore opérant. « En ce qui me concerne, c'est terminé », a-t-il déclaré.

Donald Trump a aussi durci son appréciation de la voie diplomatique avec Téhéran. « C'est juste une perte de temps de discuter avec eux, ce sont des menteurs », a-t-il ajouté.

Le président américain n'a toutefois pas totalement fermé la porte à des contacts ultérieurs. Le conseiller présidentiel Jared Kushner et l'émissaire Steve Witkoff sont « de bons négociateurs, ils veulent négocier », a-t-il indiqué, en précisant toutefois qu'« ils doivent revenir vers moi ».

Les sanctions pétrolières américaines sont rétablies

L'escalade militaire a aussi replacé le pétrole iranien au centre du bras de fer entre Washington et Téhéran. Les États-Unis ont remis en vigueur leurs sanctions économiques visant ce secteur après les attaques contre des navires commerciaux.

L'armée américaine a visé en Iran plus de 80 cibles, Washington présentant ces frappes comme une réponse à des tirs attribués à l'Iran contre des navires marchands dans le détroit d'Ormuz. Téhéran a ensuite affirmé avoir mené des représailles contre des bases américaines situées au Koweït et à Bahreïn.

Chaque partie impute désormais à l'autre la violation du protocole d'accord conclu le 17 juin. Ce texte devait mettre un terme à la guerre ouverte le 28 février par l'offensive américano-israélienne contre la République islamique.

Le détroit d'Ormuz a vu transiter en moyenne 20 millions de barils par jour de pétrole brut et de produits pétroliers en 2025, selon l'Agence internationale de l'énergie. En 2024, près de 20% du commerce mondial de GNL est passé par ce point de passage maritime, selon l'Energy Information Administration américaine.

Le nucléaire reste au cœur du désaccord affiché

Aux côtés du secrétaire général de l'Otan Mark Rutte, Donald Trump a présenté l'absence d'arme nucléaire iranienne comme le point central de sa position. « Ils sont vicieux, ce sont des gens violents, et s'ils avaient l'arme nucléaire, ils l'utiliseraient », a-t-il affirmé.

Le président américain a également soutenu qu'un accord avait été obtenu avec l'Iran avant d'être publiquement contesté par les dirigeants iraniens. « Tout le monde est d'accord : pas d'arme nucléaire. On passe un marché. Ils sortent, plaisantent devant la presse, ils disent qu'on n'en a même jamais parlé. Il y a quelque chose qui ne tourne pas rond chez eux, ils sont fous », a-t-il déclaré.

Donald Trump a accompagné cette position d'attaques personnelles contre les dirigeants iraniens, qu'il a qualifiés d'« ordures ». « Je ne veux plus avoir affaire à eux, ce sont des ordures. […] ce sont des malades », a-t-il affirmé à Ankara.