Le chancelier allemand Olaf Scholz a assuré jeudi à Athènes que la crise énergétique actuelle dans l'Union européenne (UE) ne pouvait être résolue "que de manière solidaire" alors que Berlin s'oppose à un plafonnement des prix du gaz en Europe.
"Notre objectif doit être le suivant: les prix (de l'énergie) doivent diminuer", a souligné le dirigeant social-démocrate à Athènes, à l'issue d'une rencontre avec son homologue grec Kyriakos Mitsotakis. "Nous sommes d'accord sur le fait que cette crise ne peut être surmontée que de manière solidaire", a ajouté M. Scholz. "Nous sommes parvenus, je trouve, à des décisions intelligentes et très bonnes" lors d'un sommet européen la semaine dernière, a-t-il insisté.
L'Allemagne fait partie des pays opposés à un plafonnement des prix du gaz qui se sont envolés ces derniers mois dans la plupart des pays européens en raison de la guerre en Ukraine et des sanctions économiques imposées à la Russie.
Lors de leur sommet, les Vingt-Sept étaient tombés d'accord sur une "feuille de route" pour mettre en place des mesures destinées à tenter de limiter la flambée des prix de l'énergie.
Depuis l'invasion de l'Ukraine par les troupes russes le 24 février, l'Europe réagit avec lenteur sur cette épineuse question énergétique, affaiblie par les intérêts divergents des États membres et alors que l'hiver approche.
Réunis mardi, les ministres européens de l'Énergie ont nettement affiché leurs divergences persistantes sur un plafonnement des prix du gaz mais décidé de se revoir le 24 novembre afin de tenter d'adopter un paquet de mesures pour tenter de surmonter la crise de l'énergie. Le chancelier avait été accusé d'égoïsme après avoir annoncé fin septembre un plan de soutien à 200 milliards d'euros pour l'économie allemande, non concerté avec ses partenaires.
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