Bioénergies : quelle contribution à l'objectif européen de neutralité climatique ?

  • Source : Ifri

Les bioénergies ont compté pour 57% des énergies renouvelables consommées dans l'Union européenne en 2018 selon les dernières données d'Eurostat(1). Ce terme englobe « un ensemble vaste et hétérogène, comprenant le bois, certaines cultures dédiées, la fraction organique des déchets ménagers ainsi que les résidus des industries du bois et des activités agricoles et agro-alimentaires »(2).

Dans l’étude ci-après publiée le 10 juillet par le Centre Énergie-Climat de l’Ifri, Michel Cruciani(3) détaille le développement de ces bioénergies dans le mix énergétique de l'Union européenne. Il rappelle également « les doutes émis sur le bénéfice réel des bioénergies en termes climatiques »(4), ces critiques ayant abouti à des évolutions réglementaires qui menacent désormais le déploiement de ces filières à plus grande échelle.

L'auteur appelle à approfondir les analyses sur le potentiel des bioénergies et sur leurs impact en matière d'émissions de gaz à effet de serre, afin de préciser par la suite une stratégie européenne durable pour l'exploitation de ces ressources.

Lire l'étude :
Bioénergies dans la transition énergétique européenne
Sources / Notes
  1. « Environ 8% de toute l'énergie finale consommée » par les 27 pays actuels de l'Union européenne selon l'étude de l'Ifri.
  2. Ces ressources sont valorisées à travers « trois canaux, les produits solides (bûches, granulés de bois), les produits liquides (biocarburants) et les produits gazeux (biogaz, biométhane) et convient à tous les usages (électricité, chaleur et transports) ».
  3. Michel Cruciani est chargé de mission au Centre de géopolitique de l'énergie et des matières premières (CGEMP) à l'Université Paris-Dauphine.
  4. La Commission européenne a dans le même temps publié en novembre 2018 une étude d'impact « montrant que l'atteinte de la neutralité climatique en 2050 serait facilitée par une contribution accrue des bioénergies ».

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