Gaz de schiste en Pologne, au Royaume-Uni et au Danemark : vers un modèle européen ?

  • Source : Ifri

Dans ses dernières estimations, l’EIA américaine évalue les réserves européennes de gaz de schiste à près de 13 300 milliards de m3 , l’équivalent de 4 ans de consommation mondiale de gaz. La France et la Pologne sont présentées comme les deux pays les plus prometteurs de cette zone, Varsovie ayant pour sa part déjà amorcé une exploitation de ces ressources non conventionnelles. Le Royaume-Uni et le Danemark sont également engagés dans cette voie.

La Pologne a attribué dès 2007 ses premières concessions de gaz de schiste en vue de moins dépendre de son voisin russe. Le Royaume-Uni, qui n’est plus exportateur net de gaz depuis 2004, cherche également à moins dépendre de ses importations et à faire émerger une nouvelle industrie. Au Danemark, les gaz de schiste sont perçus comme un moyen de financement de la transition nationale vers une économie moins carbonée, avec notamment un fort développement de l’éolien.

Dans une étude publiée par l’Ifri, Sylvie Cornot-Gandolphe détaille ainsi l’expérience de trois pays engagés vers une exploitation commerciale des gaz de schiste ainsi que les défis associés : évaluation précise des ressources exploitables, adaptation des réglementations ne prenant pas en compte les spécificités des gaz de schiste, acceptation sociétale par un engagement des populations locales, etc. Elle rappelle que l’exploitation des gaz de schiste en Europe en est encore à ses balbutiements malgré des signes encourageants : dans le nord de la Pologne, la société Lane Energy extrait depuis juillet 2013 près de 8 000 m3 par jour de gaz mais ce volume est encore trop faible pour être commercialisé.

Lire l'étude  :
L’Équateur est le plus petit producteur membre de l’OPEP (Organisation des pays exportateurs de pétrole) : il a produit en 2012 près de 505 000 barils de pétrole par jour. Ce volume de production fait du pays le 5e producteur sud-américain de pétrole. Il est approximativement 4 fois moins élevé que celui du Brésil et plus de 5 fois moins que celui du Venezuela. Rappelons toutefois que la superficie de l’Équateur est par ailleurs 30 fois plus faible que celle du Brésil.  L’analyse de l’US Energy Information