Ecole à énergie positive

©Atelier Didier Dalmas Architectes Associés - Perspectivistes Guillaume Suply

L’école Julie-Victoire Daubié du 7e arrondissement de Lyon a connu une rentrée spéciale la semaine passée. Celle-ci ne s’est pas distinguée par le comportement de ses jeunes élèves mais par le nouveau cadre qui les accueillait : son bâtiment promet d’être à énergie positive. Focus sur les bonnes résolutions de rentrée de cette école.

Julie-Victoire Daubié, productrice remarquée

Le groupe scolaire abrite dans son ensemble 16 salles de classe (6 classes maternelle, 10 classes élémentaire) mais aussi la traditionnelle cantine, un gymnase de 300 m2, une salle informatique, un pôle médico-social, un logement de gardien, etc. Au total, l’ensemble s’étend sur une surface de 3 445 m2. La consommation énergétique est entièrement satisfaite par des moyens de production intégrée qui devraient même générer une quantité d’énergie excédentaire disponible pour le réseau. Telle est la condition sine qua non d’un bâtiment à énergie positive (BEPOS).

Au niveau de la production, des panneaux photovoltaïques fournissent, comme c’est souvent le cas des BEPOS, l’électricité nécessaire au groupe scolaire : 864 m2 de panneaux photovoltaïques en silicium monocristallin pourraient produire près de 140 000 kWh/an (la capacité cumulée de ces panneaux est de 135 kWc). Le chauffage est assuré grâce à une pompe à chaleur sur nappe phréatique. De l’eau est prélevée dans cette dernière et la pompe à chaleur en extrait les calories. L’eau chaude sanitaire du gardien du logement est pour sa part fournie par des panneaux solaires thermiques.

Une consommation de premier de classe

Côté consommation,  les porteurs de projet estiment la future consommation de l’ensemble très précisément autour de 120 883 kWh/an, soit près de 4 fois moins qu’une école conçue dans les années 1950 selon eux (à taille égale). Un système de contrôle à distance permettra d’optimiser la consommation d’énergie. L’éclairage et le chauffage pourront notamment être pilotés selon la météo et le nombre de personnes présentes dans le bâtiment.

La structure même du bâtiment a été étudiée afin d’éviter les déperditions thermiques : une isolation par l’extérieur de 28 cm de laine a été mise en place sur la structure, les façades sont équipées en double ou triple vitrage. La toiture devrait par ailleurs être végétalisée afin d’améliorer l’inertie thermique de l’ensemble.

Les architectes ont également voulu faire de cet établissement un espace naturellement lumineux. Ils ont notamment créé des puits de lumière dans la toiture et un patio à verrière motorisée. S’il faudra encore attendre quelques mois pour préciser le ratio production/consommation à l’épreuve des faits, l’école lyonnaise débute sa rentrée sous les meilleurs auspices.

La construction du groupe scolaire a bénéficié d'une subvention de 113 000 € de l'Ademe. (©gerardcollomb.fr)

La construction du groupe scolaire a bénéficié d'une subvention de 113 000 € de l'Ademe. (©gerardcollomb.fr)

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